Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 19:23

Au nombre des plaies qui font de la télévision le purgatoire de l’intelligence, il y a ces pseudo-journalistes qui se croient autorisés à donner leur opinion à l’antenne. Ainsi, cette fille qui, chaque jour ouvrable sur Canal Plus, entre 18 heures 45 et 19 heures, anônne le texte que d’autres lui ont écrit. Ainsi, ce soir, il y avait au journal un sujet sur la journée contre le tabac, reportage duquel il ressortait qu’on est « accro » au tabac bien avant que les premiers symptômes de cancer se manifestent ; par conséquent, les futurs macchabées ne se doutent pas de ce qui les attend.

Le reportage se termine, et la fille en question, dont jamais je ne retiendrai le nom puisqu’elle n’en vaut pas la peine, s’estime capable de mettre son grain  de sel, et délivre en conclusion cette forte pensée : « Le tabac, y a qu’à l’interdire, c’est tout simple ! ».

Les gourdes à la télé, y a qu’à les interdire, c’est tout simple.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Télévision - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 18:47

L’année dernière, le Parlement a voté une loi de finances qui impliquait la suppression de plusieurs milliers de postes d’instituteurs et de professeurs, puisque le nombre d’élèves avait baissé. Or les effectifs de l’Éducation nationale... ont progressé ! D’où vient alors qu’on ait l'impression, du moins selon les syndicats, d’un manque de personnel ?

Un début d’explication : un certain nombre de professeurs sont présents dans les statistiques du ministère, mais... n’enseignent pas ! En 2005, la Cour des comptes avait constaté que, dans le primaire et le secondaire, plus de 10 % des personnels étaient dans ce cas, c’est-à-dire près de cent mille personnes.

Nous ne sommes pas en Écosse, mais aurions-nous des professeurs fantômes ? On explique ce phénomène par le fait que certains se sont mis en disponibilité ; que d’autres ont été détachés auprès de diverses collectivités territoriales ; que plusieurs milliers exercent des activités pédagogiques « qui ne nécessitent pas leur présence devant des élèves » (sic) ; et que trente-deux mille sont sans affectation, c’est-à-dire que, pour diverses raisons, on ne sait pas à quoi les occuper !

Si vous avez une solution pour résoudre ce dernier cas, écrivez à Peillon. Il y a peut-être une récompense.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Absurdités - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 08:52

On sentait venir la révolution sur Canal Plus, et la concurrence masquée mais féroce entre le Petit Journal et le Grand Journal couvait depuis la rentrée de septembre. Hier soir, le premier a pris le pas sur le second, sans doute à la faveur d’une semaine de vacances prise par Denisot, que remplace Ali Baddou.

En effet, Yann Barthès a fait un coup d’éclat en recevant un invité inattendu, qui, en temps normal, serait passé dans le Grand Journal, lequel a dû se contenter d’invités de seconde zone. Ledit invité, c’était Robert Pattinson, 26 ans et vedette de cinéma de renommée mondiale. Comble d’originalité, le public avait reçu la consigne de... ne pas l’applaudir, pour éviter les clameurs hystériques auxquelles l’acteur est habitué chaque fois qu’il se montre quelque part.

Succès. Pattinson, qui ne manque pas d’esprit à défaut d’être beau, a trouvé l’accueil weird, mais a eu le bon goût d’en rire. On attend que la mode gagne le salon du cher Denisot, où le public, dûment chapitré, se révèle d’une stupidité qui dépasse les bornes.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Télévision - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 17:19

La culture de nos contemporains n’en finira jamais de me ravir. En matière historique, la récolte des perles entendues à la radio ferait la fortune de n’importe quel joaillier de la Place Vendôme.

Aujourd’hui, j’ai eu le bonheur de tomber sur une précieuse qui, voulant faire une plaisanterie à propos d’un chef cuisinier, a dit au micro qu’il avait presque autant d’étoiles (au guide Michelin) que le général De Gaulle, lequel, a-t-elle précisé avec une assurance fatale – pour elle –, en avait cinq ! Ouarf !

De Gaulle n’a jamais porté cinq étoiles sur son képi et ses épaulettes, car il était seulement général de brigade, l’échelon le plus bas par conséquent, et qu’à ce grade, on n’a que deux étoiles. C’est le général d’armée qui a droit aux cinq. Mieux, De Gaulle, au début de la guerre, n’avait été nommé général qu’à titre temporaire. Le décret de nomination précisait qu’il ne porterait ce grade que pour la durée de la guerre. Autrement dit, s’il avait respecté les règles de l’armée, il aurait dû redevenir colonel à la fin, après l’armistice du 8 mai 1945.

Oui, mais, à ce stade, il exerçait les fonctions de chef du gouvernement lui aussi provisoire ! Il n’allait pas se dégrader lui-même. Et puis, les Français s’étaient habitués à entendre parler du « général De Gaulle », et devoir changer leur habitudes les aurait défrisés un peu...


Par Yves-André Samère - Publié dans : Histoire - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 16:04

Ainsi donc, François Hollande a décidé que, désormais, ses voyages officiels se feraient le plus souvent possible en train, et non plus en avion. Bien entendu, l’opposition, qui fait feu de tout bois, y a vu on ne sait quelle manifestation de frime, argüé que tout cela ne relevait que de la communication (on sait que Sarkozy ne faisait jamais rien pour la com’), et soutenu que le train s’avère plus coûteux que l’avion puisqu’il faut sécuriser tout le trajet, que le personnel de sécurité est alors pléthorique, les dispositions à prendre, compliquées, et qu’en somme, les prédécesseurs du président actuel visaient à l’économie. J’adore ce type de raisonnement, pas du tout fondé sur la mauvaise foi.

La question que personne ne semble s’être posée, néanmoins, est celle-ci : pourquoi diable faudrait-il « sécuriser » tous les déplacements d’un président de la République ? Devrait-il faire comme le pape, qui pourtant n’a certes pas la crainte d’un attentat susceptible de l’envoyer plus vite auprès de son Créateur (ou alors, le pape ne croit pas en Dieu), et ne plus se déplacer qu’en papamobile ou équivalent ?

Repassons le film au ralenti : depuis que la Cinquième République a été instaurée, y a-t-il eu beucoup d’attentats contre les présidents ? Certes, il y en a eu un contre De Gaulle, mais il avait accumulé contre lui les motifs de haine de milliers de Français, et le seul attentat qu’on a monté contre lui n’a, finalement, coûté la vie qu’à son instigateur, le colonel Bastien-Thiry, qui l’avait raté mais n’en a pas moins été condamné à mort et fusillé. Il y a bien eu cet attentat contre Chirac, raté aussi (l’attentat, pas Chirac), mais ce n’était pas au cours d’un voyage, cela s’est passé sur les Champs-Élysées.

Il est donc facile d’en déduire que tous ces processus de sécurisation ne relèvent que d’une paranoïa imitée des mœurs états-uniennes, et que nos présidents peuvent très bien s’en passer.

Et puis, franchement, un attentat contre un train, vous croyez que c’est facile à concevoir, organiser, exécuter ? Il n’y en a jamais eu, en fait. Le seul voyage en train dont un président ait eu à souffrir, et qui ne résultait pas d’un attentat, c’est celui de ce malheureux Paul Deschanel !


Par Yves-André Samère - Publié dans : Absurdités - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 12:47

Hollande a bien fait d’aller dans le studio de France 2, hier soir, en vue de répondre aux questions de David Pujadas. J’ai toujours trouvé anormal que les présidents de la République, d’une part, convoquent les journalistes pour se faire interviewer à l’Élysée, et, d’autre part, qu’ils privilégient Télé-Poubelle pour se montrer au bon peuple. Inutile de commenter le second point : la France a une télévision d’État, c’est là que les officiels doivent apparaître, et pas chez les marchands d’espaces publicitaires et les vendeurs de temps de cerveau disponible.

Sur le premier point, il n’est pas supportable, et c’est de surcroît ridicule, que des journalistes acceptent de se faire convoquer par un chef d’État, et le remercient, avant et après l’entretien, d’avoir « accepté de répondre à [leurs] questions », alors qu’ils sont tout simplement en service commandé. Qui donc ces salamalecs peuvent-ils abuser ? Dans cet ordre d’idées, pourquoi les troufions, au temps où le service militaire existait, n’auraient-ils pas remercié leur adjudant de semaine de les avoir mis de corvée de latrines ?

(Je dis latrines, parce que je ne veux pas CHOQUER madame Chirac – laquelle me lit certainement – en écrivant le mot auquel vous pensez, bande de petits vicieux)


Par Yves-André Samère - Publié dans : Médias - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 12:32

Petit fait comique, histoire de nous remonter le moral : non seulement Marie Colmant est victime d’un tic verbal redoutable vingt fois mentionné ici, mais cette dame, dont on supposait qu’elle maîtrisait un peu le français à défaut d’être douée à l’oral, et que je ne mettais tout de même pas au niveau (très bas) de cette pauvre Isabelle Giordano, a voulu ce matin faire une critique du film de Ridley Scott qui sort aujourd’hui, Prometheus, dont chacun sait qu’il s’agit d’un navet (en 3D, qui plus est !), comme TOUS les films de Ridley Scott sauf le premier, Duellistes.

Or, dans son louable souci de ridiculiser ce nanard, elle a mentionné que, sur l’écran où les monstres pullulent, il y avait « de LA tentacule ». Je me marre. L’inculture, ce doit être contagieux.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Langue française - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 12:24

C’est entendu, Chirac a été un voleur, et c’est toujours un coucou (oiseau qui s’installe dans le nid des autres, si vous n’avez pas de notions d’ornithologie). Mais enfin, ce n’est pas une raison pour le censurer, en l’empêchant, non seulement de parler, mais aussi de voter.

Qui donc le censure ? Bernadette, évidemment ! En ce qui me concerne, j’ai toujours trouvé Bernie absolument antipathique, acariâtre et pleine de morgue, et si vous n’êtes pas d’accord, je vous conseille de lire le livre de John-Paul Lepers, très bon journaliste que j’ai souvent croisé, qui semait la panique chez les politiques dès qu’il apparaissait, auteur de ce livre, Madâme (pitié, ne me signalez pas une faute d’orthographe, il n’y en a pas, c’est bien le titre), fertile en anecdotes sur le charmant caractère de la donzelle.

Bref, à plusieurs reprises, Chirac s’est signalé en annonçant qu’il voterait pour François Hollande, et j’ai signalé que je croyais à cette intention, pas si folle qu’on le croirait. Comment a réagi Bernie ? D’abord, en l’empêchant de parler en public (des images existent). Ensuite, en lui interdisant d’aller voter pour l’élection présidentielle : « Je voterais pour vous, Jacques, vous n’avez qu’à me signer une procuration ». Et Jacques, l’imprudent, a signé la procuration.

En foi de quoi, des caméras indiscrètes ont filmé Bernadette Chirac, juste avant qu’elle entre dans l’isoloir : sur la table, elle n’a pris que deux bulletins, une pour elle et un pour son mari. Or les deux étaient au nom de Sarkozy !

Ayez donc confiance dans la femme de votre vie...


Par Yves-André Samère - Publié dans : Arnaques - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 08:44

Ça va faire un vide ! Laurence Ferrari démissionne du journal télévisé de Télé-Poubelle pour aller sur Direct 8, qui appartient à Canal Plus. Certes, jamais je n’ai regardé le journal télévisé de Télé-Poubelle, pas plus qu’aucun autre journal télévisé, mais le vide dont je parlais sera sensible dans les divers Zapping, celui de Canal Plus, justement, et celui, radiophonique, d’Éric Dussart sur RTL.

Si on nous prive de ce que la télévision a de plus loufoque (les bourdes ferrariennes étaient une sorte de sommet du genre), qu’allons nous devenir ?


Par Yves-André Samère - Publié dans : Télévision - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 12:37

C’est la tradition : les instituteurs et les professeurs DOIVENT se plaindre que les classes sont « surchargées ». Manquer à ce devoir sacré serait une trahison. En outre, se plaindre est une tradition nationale, et s’avouer content de son sort, soit un acte de folie, soit un manque de solidarité envers ceux qui souffrent d’être obligés de travailler.

Mais qu’est-ce qu’une classe surchargée ? Là, les avis divergent, attendu que, même si vous avez seulement douze élèves, il est nécessaire que vous vous plaigniez d’être débordé, sans quoi vos collègues vous regardent de travers. Or le ministère de l’Éducation nationale – le mammouth, selon Allègre, qui n’avait pas tout à fait tort – a constaté que, dans les collèges, le nombre moyen d’élèves était de 27,1 en 1980, mais n’était plus que de 24 en 2010. Et donc, objectivement, le nombre d’élèves par classe a diminué en trente ans de 11,5 %. Il faut aussi remarquer qu’en 2007, par exemple, on a ouvert davantage de classes qu’on en a fermé, ce qui n’est pas sans conséquence sur les effectifs moyens.

La classe surchargée est donc un mythe... chez nous. Je conseille aux gémisseurs d’aller voir ce qui se passe en Afrique. Ainsi, en Côte d’Ivoire, les classes de... cent élèves sont quasiment la norme ! Vous me direz que les enfants africains sont plutôt paisibles, comparés aux chères têtes blondes que les Français mettent sur le marché. De sorte que faire classe à une centaine de jeunes Ivoiriens est une sinécure, pour qui a supporté auparavant une poignée de petits Gaulois.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Bobards - Voir les 2 âneries - Écrire une ânerie quelconque
 
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