Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:36

Une industrie qui ne connaît pas la crise – et je m’étonne que Sarkozy n’y ait pas songé –, c’est la fabrication de vedettes bidons ! Hier soir, sans le vouloir, j’en ai déniché une (une vedette, pas une industrie), et elle n’était pas piquée des vers.

En général, je ne regarde pas la seconde partie du Grand Journal, parce qu’elle est toujours consacrée à la pub d’une vedette quelconque, et que regarder cela, c’est une occupation dont le côté tarte n’échappe à personne. Mais, hier soir, j’avais quelques minutes entre le Petit Journal et Kamel le Magicien (qui ferait bien de cesser les débordements d’enthousiasme dont il est coutumier, car, avec le talent qu’il a, il n’a pas besoin d’en faire des tonnes). J’ai donc subi le numéro de chant de la vedette du jour, une certaine Lana Del Rey, dont je n’avais jamais entendu parler, et, après l’avoir ouïe chanter, j’ai compris pourquoi.

Cette fille a une vingtaine d’années, elle est plutôt jolie, mais, au lieu de faire mannequin comme tout le monde, ou bien du cinéma (mais elle a prétendu que ça ne l’intéressait pas, la menteuse), elle s’est lancée dans la chanson. Ou, pour être plus exact, un éditeur de disques a estimé qu’elle avait une tête à chanter – tout comme, naguère, l’éditrice Françoise Verny disait aux candidats à l’écriture : « Toi, mon petit, tu as une tête à écrire ! », et c’est ainsi que le petit Alexandre Jardin s’est mis à publier de mauvais romans et à faire de mauvais films (non, je ne sais pas si elle a lancé Marc Lévy).

Bref, on a fait enregistrer un disque à cette pauvre Lana, qui ne s’appellera jamais Turner, et c’est là que nous entrons dans le mystère le plus épais : la malheureuse chantait abominablement faux. Notez que cela n’a aucune importance, puisque, autour d’elle, tout le monde semblait très content de sa prestation, et que le public a manifesté son hystérie habituelle (le chauffeur de salles le fait répéter avant l’émission, et on prend soin de ne recruter que des sourds).

Mais enfin, il y a des précédents. Naguère, au Festival de Cannes, on avait pu entendre Jeanne Moreau chanter en duo avec Vanessa Paradis, et c’était pire, puisqu’elles étaient deux ! Pour comble, elles étaient accompagnées d’un guitariste, et comme les deux « chanteuses » avaient démarré dans des tonalités différentes, il n’avait jamais pu se décider. Si bien que, pour ne vexer ni l’une ni l’autre, il avait joué dans une troisième. Un diplomate.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Charlatanisme - Voir les 2 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 20:14

Allons bon, voilà qu’il neige (nous sommes quasiment au milieu de l’hiver, c’est donc extraordinaire).

Prédiction : je ne donne pas une semaine avant que les trains et les aéroports soient bloqués, qu’on ramasse des sans-abris gelés dans les rues, et surtout, qu’on s’en étonne. La France sera toujours la France.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Curiosités - Voir les 2 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 19:54

Ce soir, au Grand Journal de Denisot, qui avait invité Rachida Dati et Claire Chazal, on a pu entendre Ariane Massenet poser à la seconde cette question absolument capitale : « Avez-vous regretté de ne pas avoir prévenu Jean-Marc Sylvestre (l’un des intervieweurs de Sarkozy à la télé la veille) qu’il avait des pellicules sur sa veste ? ».

Ça, c’est du journalisme comme on l’aime, coco !

Hélas, la question tombait mal : assise à côté de Claire Chazal, Rachida Dati avait… des pellicules sur sa veste !

Elle se néglige, depuis qu’elle n’est plus mannequin pour Dior, Cartier, Chaumet, Van Cleef et Arpels, Chanel, Lacroix, Gaultier, et consorts. Mais avoir des pellicules quand on fait autant de cinéma, quoi d’étonnant ?


Par Yves-André Samère - Publié dans : Télévision - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 13:10

En ce moment, tout le monde tombe sur Yann Barthès et son Petit Journal, que Canal Plus diffuse chaque jour ouvrable. Normal, les politiques le redoutent et le détestent, parce que Barthès fait ce que les journalistes oublient de faire : montrer les trucages et les impostures quotidiennes de la vie politique française. On lui reproche donc de ne pas être un vrai journaliste.

Or Barthès ne cherche pas à suggérer qu’il fait du journalisme, et le Petit Journal est classé, par la chaîne qui le produit, comme « émission de divertissement ». Il n’y a donc aucune tromperie sur la marchandise. Mais certains ne lui pardonnent pas de faire rire le public avec leurs propres tares, qui sont bien réelles.

Un exemple, côté pif : récemment, le Petit Journal voulait envoyer une équipe pour faire le reportage d’une visite de Mélenchon dans je ne sais plus quelle usine. Il demande donc une accréditation. On la lui envoie par courrier, avec cette précision : étant donné les délais, il n’y a plus de place pour vous transporter dans le car avec les autres journalistes, vous devrez donc vous rendre sur place par vos propres moyens. Fort bien, l’équipe du Petit Journal se débrouille avec un véhicule maison. Mais, arrivée sur place, elle constate que le car « complet » réservé aux journalistes est à moitié vide ! Première mesquinerie. Deuxième mesquinerie, plus grave, on lui interdit l’accès à la salle où Mélenchon va discourir. Aucune raison n’est donnée, on dit aux envoyés de Canal Plus que « c’est comme ça ». Ils ne peuvent donc rien filmer, et se sont dérangés pour rien. Et lorsque Mélenchon a terminé son discours et sort, on tente de lui demander pourquoi les choses se passent ainsi, mais il feint de ne rien entendre de la question et... s’enfuit. Mélenchon, tout le monde le sait, déteste Barthès, et se venge d’être régulièrement tourné en ridicule. Les gens de l’autre bord, eux au moins, feignent de rire lorsqu’ils se font prendre en flagrant délit. Par exemple Hervé Morin, quand il prétend avoir assisté au Débarquement alors qu’il est né en 1961 !

(Bien entendu, les mesquineries de Mélenchon sont diffusées dès le lendemain, et cela n’arrange pas sa réputation, déjà détestable)

Autre cible – côté paf –, François Hollande. Lui fait répandre le bruit qu’il écrit personnellement tous ses discours, bobard qui commence à devenir lassant, et que, lors des débats auxquels il participe, il parle sans aucune note : un vrai De Gaulle ! Mais le Petit Journal le démasque, dans le même lot que les autres participants d’un débat à six, et dont la séquence est visible à la fin de cette vidéo (le début, une énième mise en boîte de Patrick Sébastien, ne relève pas du sujet que je traite ici).

Moralité : pas question de caser le « Tous pourris » cher au Front national, mais plutôt de constater les ravages de la com’, qui frappent tout le monde.

Quant à obtenir la peau de Barthès, voilà plus de vingt ans que les politiques essaient en vain avec les Guignols...


Par Yves-André Samère - Publié dans : Télévision - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 11:57

Aujourd’hui, cette pauvre Isabelle Giordano n’a pas manqué de placer dans son émission sa publicité quotidienne (et clandestine, mais nul ne s’en soucie à la direction de France Inter) en faveur d’Apple. Cette fois, le produit cité à l’antenne était l’iPhone, le téléphone « intelligent » vendu par la firme de feu Steve Jobs. Hélas, juste après, Marie Colmant a eu la mauvaise idée de caser dans sa revue de presse le fait qu’Apple a été récemment très critiquée pour les conditions de travail des ouvriers chinois qui montent ses zinzins électroniques, et qui, a-t-elle rapporté à juste titre, sont dignes de l’esclavage. Une foule d’articles le prouvent. Vérifier par exemple ICI.

Réaction de cette pauvre Isabelle Giordano : étonnant, c’est la première fois que la marque Apple est ainsi critiquée, place-t-elle naïvement (?).

On voit que cette pauvre Isabelle Giordano ne va pas souvent sur les forums d’informatique-électronique, où sa marque favorite est la cible principale des internautes. Je vous conseille, à titre de documentation, celui de Clubic, vous y lirez quelques avis très instructifs.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Radio - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 07:45

Le 10 janvier dernier, dans une notule portant l’un des meilleurs titres qui soient jamais sortis de ma cervelle bouillonnante, mais que personne n’a remarqué, je m’étais amusé à prévoir que jamais la taxe Tobin voulue par Sarkozy pour raisons électorales ne serait appliquée. À vrai dire, cette taxe existe chez nous depuis pas mal d’années, à cette restriction près : nos législateurs ont mis à son application une condition originale, chef-d’œuvre dans le genre faux-cul, et qui consiste à stipuler qu’elle ne serait mise en œuvre que si les autres pays en faisaient autant ! Variante du « Messieurs les Anglais, tirez les premiers », ou du « Que messieurs les assassins commencent ! »…

Il se trouve en outre qu’au contraire du procédé consistant à tuer les mouches à coups de canon, cette taxe ferait l’effet, sur la finance internationale, d’un cataplasme sur une jambe de bois. Le journal « Les Échos » a publié le 5 janvier un tableau récapitulatif des « plus importants centres financiers mondiaux », qui laisse apparaître la cruelle vérité : la place de Paris compte pour du beurre !

Les données chiffrées sont impitoyables : le volume des devises quotidiennement échangées à Paris est de 151 milliards de dollars ; à Hongkong, il est de 237 milliards ; au Japon, de 312 milliards ; et à Londres, de… 1853 milliards !

On comprend que le Premier ministre britannique soit farouchement opposé à toute taxation : la City est la seule activité qui marche encore, en Angleterre.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Économie - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 14:35

Nos humanistes modernes ont coutume de se réclamer de deux civilisations n’ayant rien voir entre elles : la judéo-chrétienne, et la démocratie athénienne.

Passons sur la civilisation judéo-chrétienne, on s’en occupera un autre jour, car elle a la vie dure. Mais pour ce qui est de la démocratie athénienne, permettez-moi de me tapoter le menton.

Pas si sympathique que cela, la civilisation grecque. Certes, elle a eu ses artistes, ses philosophes, ses politiques, ses législateurs, etc. Mais enfin, vue avec nos lunettes d’aujourd’hui, elle me paraît un peu lepéniste sur les bords (ne prenez pas garde à l’anachronisme, je le fais exprès). À la grande époque de l’Antiquité grecque, était considéré comme « barbare » tout individu qui ne parlait pas le grec : en gros, tout le monde, sauf les Grecs. Il a fallu attendre qu’Alexandre III, dit le Grand, sorte de sa Macédoine pour se lancer dans une expédition interminable (où il a trouvé la mort) pour commencer à constater que les fameux Barbares possédaient eux aussi une forme de civilisation qui valait bien la grecque, et parfois la dépassait. Cette constatation, du reste, n’a pas servi à grand-chose dans l’immédiat, parce qu’Alexandre, au demeurant fort intelligent, d’une part, est mort avant d’en faire profiter son propre pays, et d’autre part, était un affreux sagouin, doublé d’un impérialiste acharné, doté d’une vanité démesurée (toutes les villes qu’il fondait au cours de son périple, il les baptisait Alexandrie), affublé, pour couronner le tout, de cette douce manie : faire mettre à mort, après torture, tout individu qui contestait si peu que ce fût son pouvoir... qu’il pensait divin. S’il avait pu rentrer vivant dans son pays, il eût fait mettre à mort Aristote, qui avait été son précepteur, mais commençait à mettre en doute sa capacité de jugement.

L’autre aspect antipathique de la civilisation grecque est tout à fait banal, et nous a semblé si admirable qu’il s’est transmis chez nous intact, au point qu’on n’y a mis fin qu’après 1945 : les femmes étaient des individus de seconde zone, et n’avaient évidemment pas le droit de vote (l’Arménie, la Mongolie, la Turquie, les Maldives, Cuba, la Birmanie, les Philippines et pas mal d’autres l’ont eu avant nous !). Elles ne valaient donc pas beaucoup plus que les esclaves. En somme, le « citoyen » grec était un homme, parlant le grec, et surtout un homme libre.

Tout cela colore la démocratie athénienne d’une teinture à la tonalité légèrement repoussante.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Mœurs - Voir les 1 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:30

Dialogue entendu au Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire :

– Où étiez-vous dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582 ?

Non, il n’y a pas de faute de frappe, et je plaisante. L’adoption, dans les pays catholiques d’abord, du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien, a entraîné cet évènement sans précédent : dix jours sont passés à la trappe ! Ce qui ne signifie pas qu’aujourd’hui, ce fossé de dix jours subsiste encore entre les pays sous calendrier grégorien et ceux qui, éventuellement, pourraient ne pas l’avoir adopté (je doute que cela existe, et le dernier à l’avoir validé est la Chine communiste, en 1949), car l’ajout des années bissextiles a gommé en partie cette différence.

D’où cette curiosité : Shakespeare et Cervantes sont morts à la même date, le 23 avril 1616, mais... pas le même jour. En effet, l’Espagne a validé le calendrier grégorien dès le début, mais l’Angleterre, seulement en 1752. Si bien que Cervantes est mort un samedi, et Shakespeare un dimanche... huit jours plus tard.

Il y avait donc lieu de rigoler doucement lorsque, chez nous, le 6 janvier dernier, une foule d’hommes politiques ont cru devoir se couvrir de ridicule en célébrant le six centième anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc. D’abord, parce que nul ne connaît sa date de naissance, pas même elle au moment de son procès, où l’intéressée déclara d’abord, en 1431, qu’elle avait « à peu près 19 ans, à ce qu’il semblait », puis, le lendemain, « sur mon âge, je ne saurais absolument rien dire » (Procès I, 46).

Mais admettons un instant que Jeanne soit bien née, comme ils l’ont tous radoté, le mercredi 6 janvier 1412, donc sous le calendrier julien. Six cents ans plus tard, en restant dans le même calendrier, sans avoir retranché les fameux jours supplémentaires, nous serions le jeudi 6 janvier 2012. Or, puisque nous avons changé de calendrier, le véritable 6 janvier 2012 est tombé un vendredi ! Cela ne colle plus. En fait, il aurait fallu tenir compte du décalage, et commémorer l’évènement le 12 janvier.

Mais ne demandez pas à des politiques de s’en tenir à la réalité, ce sont de tels poètes...


Par Yves-André Samère - Publié dans : Histoire - Voir les 2 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 17:52

J’ai eu aujourd’hui la confirmation de ce que je répète depuis le début : que l’émission de France Inter À votre écoute, coûte que coûte est bien un canular. Si bien qu’un forum a été lancé sur Newsring, nouveau site de débats lancé par Frédéric Taddéi le 5 décembre dernier. Je l’ai su via une invitation que m’a envoyée une certaine Chloé Baills, journaliste qui semble piloter ledit débat, auquel elle m’invite à me joindre. La demoiselle me donne même ses deux numéros de téléphone, au cas où je désirerais des précisions.

Non, je n’en désire pas. Le croiriez-vous ? Je n’ai pas donné suite à l’invitation, car j’estime que j’ai déjà tout dit, et je ne ressens aucun désir de « débattre » des évidences avec quiconque.

En tout cas, cette émission à la noix a été imaginée par Yann Chouquet, producteur et réalisateur à France Inter (il fait L’atelier, de Vincent Josse, entre autres), longtemps avant d’être mise à l’antenne – il faut bien que les idées de génie mûrissent –, et les deux pseudo-médecins semblent bien être, comme je le disais, Zabou Breitmann et Laurent Laffitte, qui ont fait mieux auparavant.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Radio - Voir les 4 âneries - Écrire une ânerie quelconque
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 14:42

Vendredi 20 janvier, peu avant 9 heures, avenue du Général-Leclerc (quatorzième arrondissement de Paris), Nadine Morano, célèbre poissonnière devenue ministre d’on ne sait plus trop quoi, se dirige vers l’aéroport militaire de Villacoublay à bord d’une voiture Renault escortée de motards, pour se rendre, selon « Le Canard enchaîné » de ce matin, dans son fief électoral de Toul – et, selon elle, en Moselle, pour un voyage officiel avec le Premier ministre Fillon. Soudain, un étudiant de 25 ans traverse en courant sur un passage protégé, avec sur la tête un casque audio, l’empêchant d’entendre les sirènes du convoi, lequel circule gyrophares allumés, mais... à contre-sens. Un motard heurte le jeune homme. Le convoi s’arrête pour lui porter secours, et on l’emporte, dans le coma, vers l’hôpital de la Pitié-Salpétrière.

Nadine Morano a donné ce matin quelques précisions : après être resté deux jours dans le coma, l’étudiant a récupéré, il est sorti ce jour de l’hôpital, où on l’a bien soigné (ben oui, la Pitié-Salpétrière, c’est l’un des meilleurs hôpitaux de France).

Note : en 1995, Chirac avait décrété que les sirènes et les gyrophares seraient supprimés, et que les voitures des ministres devraient s’arrêter aux feux rouges. Mais la mesure, comme tout ce qui relève de la com’, n’avait été appliquée que durant quelques semaines avant de tomber dans un oubli total. Pour preuve, au début du mandat de Sarkozy, Fillon lui-même avait grillé... treize feux rouges en quelques semaines. Faites-en autant, on verra les suites. Fillon est moins dangereux quand il prend l’avion pour se rendre en week-end chez lui, dans la Sarthe (une petite heure en train).

Cela dit, et sans nier les abus de nos Excellences qui appliquent à la lettre le principe sacré « Faites ce que je dis... » (complétez vous-mêmes), il faut dire que l’accidenté n’est pas tout à fait innocent de ce qui lui est arrivé. Lorsque je me suis installé à Paris, j’avais été assez frappé de constater le nombre de crétins qui se précipitaient dans la circulation des grandes artères, à n’importe quel endroit, à n’importe quel moment, et de préférence avec un walkman sur la tête ou un téléphone collé sur les oreilles, braillant dans leur gadget au milieu des voitures : étonnez-vous, après cela, de ne pas les entendre arriver.

Mais, contrairement à ce qui a court dans certains pays, le suicide, chez nous, n’est pas puni de prison.


Par Yves-André Samère - Publié dans : Actualité - Voir les 0 âneries - Écrire une ânerie quelconque
 
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