Burgault contre Cesbron

Publié le par Yves-André Samère

Il y a une semaine, dans sa chronique hebdomadaire sur France Inter où il bottait les fesses des sombres abrutis réfugiés derrière leur « J’connais pas, j’étais pas né » pour justifier leur ignorance de tout, François Morel citait quelques noms qui ne disent plus rien à ces ignares. Et parmi eux, celui de Gilbert Cesbron.

Cesbron était un romancier à succès, humaniste bien qu’il ait travaillé à Europe 1, et dont au moins un roman, Chiens perdus sans collier, a été adapté au cinéma, avec Jean Gabin dans le rôle d’un juge pour enfants. Il y eut aussi Notre prison est un royaume, beau livre sur un groupe de lycéens révoltés contre la médiocrité du monde des adultes (et que penseraient-ils aujourd’hui ?).

Or, dans le premier de ces livres, le personnage du juge disait que les juges devraient faire un peu de prison, histoire de savoir par l’expérience où ils envoyaient les délinquants qu’ils condamnaient.

Très juste, et je pense que cette mesure serait plus que jamais d’actualité. Car enfin, aujourd’hui, le sinistre juge Burgault doit témoigner devant le tribunal qui juge le troisième procès d’Outreau – et quoi de mieux qu’un tribunal jugeant un procès ? Or, bien que ce ne soit pas lui l’accusé, on rêve d’un Burgault envoyé en taule, ne serait-ce que pour expérimenter par lui-même comment les prisonniers sont violés par leurs compagnons de cellule, surtout s’ils sont jeunes, et sans que quiconque, au ministère de la Justice, lève le petit doigt pour empêcher ces horreurs. Demandez à Patrick Dills.

En même temps, un juge violé, même si ce n’est pas par un gorille, cela satisferait Brassens.

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