Quand Cannes cancanne

Publié le par Yves-André Samère

Demain commence le festival de Cannes, et si vous imaginiez que cette perspective excite follement votre (très humble) serviteur, vous vous enfoncez le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate. Je déteste le festival de Cannes, et je renonce, pendant douze jours, à regarder à la télévision les émissions qui en parlent – c’est-à-dire TOUTES ! Non seulement la vulgarité de cette manifestation, et les hurlements enthousiastes du public qui se laisse masser derrière des barrières pour contempler des vedettes, me  donnent de l’urticaire, mais je ne supporte plus son indicatif musical qu’on nous inflige depuis des années. Vous savez bien, cette espèce de musique liquide, signée Saint-Saëns : tout le monde semble la trouver tellement géniale que nul ne songe à réclamer qu’on en change, alors que sa date de péremption me semble dépassée depuis au moins un lustre.

En compensation, je viens de recevoir une invitation à une présentation privée de Comme un avion, le dernier film de Bruno Podalydès, pour le mercredi 20, dans un petit cinéma du Quartier Latin que je connais un peu, et dont le salon de réception avait été décoré par Catherine Deneuve – c’est très snob, je sais. Bruno Podalydès n’est pas tout à fait un ringard, et il réussit assez souvent ses réalisations, même si, cette fois, il faudra supporter Sandrine Kiberlain (je fermerai les yeux). Le film sortira en salles le 10 juin, et son résumé est assez alléchant : l’histoire d’un infographiste passionné par l’Aéropostale, qui n’a jamais piloté d’avion, et découvre qu’un kayak ressemble fichtrement au fuselage d’un zinc !

Et puis, comme l’affiche du festival de Cannes, pour une fois, repose sur le visage d’une vedette qui me plaît assez, Ingrid Bergman, je pense que je vais rédiger un petit article sur elle. Comme actrice, elle n’est pas absolument négligeable, et elle est beaucoup plus belle que, prenons un nom au hasard, Sandrine Kiberlain !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

F
"Cannes, festival de connes !" disaient les lesbiennes/homos, à l'époque où elles/ ils avaient de l'humour. En plus, Cannes c'est devenu gériatric park. Le festival a un mérite : décongestionner les alentours, et concentrer les débiles et séniles en un même lieu.
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Y
J’imagine que Caroline Fourest ne devait pas y être. L’humour et elle...