Tuez les gays et les apostats !

Publié le par Yves-André Samère

Sans vouloir attaquer bêtement l’islam et surtout les musulmans, car je les connais assez bien et n’ai jamais eu à m’en plaindre, je dois néanmoins convenir que cette religion, à ma connaissance, est la seule qui préconise la peine de mort pour les homosexuels et les apostats (un apostat, c’est quelqu’un qui abandonne sa religion de naissance pour en adopter une autre – ou pour devenir athée, ce qui me paraît préférable).

On admet pourtant que, si ces condamnations étaient préconisées à l’origine, il y a de moins en moins de musulmans pour prendre au sérieux cette double ineptie, et ils font comme tout le monde : ils estiment que, dans le Coran, on trouve à boire et à manger (à condition que ce ne soit pas du porc). C’est l’effet bienfaisant de l’éducation, quand elle s’efforce de donner un soupçon d’esprit critique aux enfants. Allez donc voir en Iran si tous les citoyens sont des fanatiques ! La règle, dans ce pays, c’est « Fais ce que tu veux, mais ne te fais pas prendre », et les Iraniens sont un des peuples les plus intelligents du monde...

Hélas, l’éducation n’a pas la même force partout. Sans vouloir taper sur l’Arabie Saoudite qui a si bien reçu notre cher président et lui a réservé des rafales d’applaudissements, on doit convenir que, là-bas, il lui reste du pain sur la planche, à l’éducation. Quant à l’Afrique, elle est dans un état désespérant, par exemple en Ouganda : là-bas, si vous ne dénoncez pas un homosexuel, vous risquez trois ans de taule ! Et les journaux publient des listes qui recensent ces pervers.

Soit dit en passant, l’Afrique est aussi le seul continent où la notion de race ne passe pas pour une lubie. J’ai personnellement eu entre les mains un imprimé destiné à recevoir les renseignements sur les enfants des écoles de Côte d’Ivoire, et, immédiatement inscrit sous le nom, on pouvait lire une ligne intitulée « Race : ». Ce document officiel émanait du ministère de l’Éducation nationale, or il ne semblait gêner personne. Et lorsque le sida est apparu dans ce pays, les journaux imprimaient le catéchisme officiel : nous ne sommes pas concernés, c’est une maladie de pédés blancs.

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