Fuir la Tunisie ?

Publié le par Yves-André Samère

On nous dit que beaucoup de vacanciers français, en vacances en Tunisie, affolés après le massacre d’hier sur la plage de l’Hôtel Marhaba, songent à écourter leurs vacances et à rentrer en France et en catastrophe (oui, là, je fais un zeugma, histoire de m’amuser un peu. Je vais essayer d’en faire plus souvent).

À ceux-là, je dis : bande d’écervelés, il vous arrive de réfléchir quelques secondes, avec ce que l’Éternel vous a fourni en guise de cerveau ? Seifeddine Rezgui, le type qui a défouraillé à la kalachnikov, tué trente-huit personnes, et dont le nom de guerre était Abou Yahya al-Qayrawan (ça signifie « Kairouan », une ville à cinquante kilomètres de Sousse, où il était étudiant), on l’a bien abattu, non ? Que craignez-vous ? Qu’il ressuscite et vienne finir le travail ?

Selon moi, l’Hôtel Riu Imperial Marhaba, situé à El Kantaoui, près de Sousse, est désormais l’endroit le plus sûr du pays. Si j’étais amateur de plages, de coups de soleil et de voyages en avion, je m’y précipiterais. Et je marchanderais le prix de ma chambre. Dans les pays arabes, on peut, les gens adorent ça. Et, soit dit en passant, ces malheureux Tunisiens n’ont pas mérité la dèche où vous allez les faire plonger, sachant qu’ils n’ont, pour vivre, que le tourisme.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

kotec 27/06/2015 23:25

Il ont aussi des intégristes salafistes dans la coalition de leur gouvernement, et ça, c'est le MAL

Yves-André Samère 28/06/2015 09:39

Sauf erreur, c’était le cas en 2013, mais il y a eu rupture en mai de cette année-là. À cette date, dix pour cent des mosquées étaient contrôlées par ces voyous sanglants, mais le Premier ministre Habib Essid vient d’annoncer qu’il en fermait quatre-vingts d’ici à une semaine.
Soit dit en passant, Marine Le Pen a réclamé qu’on ferme chez nous toutes les mosquées salafistes. Sans être un fan de la dame, je dois avouer que ce ne serait pas complètement absurde de fermer les lieux où l’on prêche la haine (y compris le siège du Front National).