Déboulonnons: Christophe Colomb (3)

Publié le par Yves-André Samère

Christophe Colomb n’avait rien d’un humaniste, et sa colonisation des indigènes rencontrés sur les territoires prétendument découverts par lui a été assez brutale.

Bien que les premiers « sauvages » se soient montrés pacifiques (d’autres, rencontrés plus tard, ne l’étaient pas), qu’ils aient même ignoré l’existence des armes, la guerre et l’« art » de réduire leurs ennemis en captivité – Colomb le reconnaît dans l’une de ses premières lettres –, la conquête commença très vite, accompagnée d’une christianisation impitoyable, et d’un pillage en règle des richesses trouvées sur les terres explorées. Colomb lui-même, par contrat, percevait dix pour cent de leur valeur !

Un exemple de cette civilisation en marche : en trente ans, le peuple Taïno des Grandes Antilles et Caraïbes disparut complètement. Il est vrai qu’il ne comptait QUE trois millions d’individus. Un siècle après, la population, décimée par les massacres et les maladies importées d’Europe, grippe, rougeole, variole, choléra, avait quasiment été rayée de la surface de la Terre. Certes, limportation de ces maladies était involontaire, et les colonisateurs en souffraient eux-mêmes, mais les indigènes se seraient bien passés de partager leurs maux.

Et puis, la réduction en esclavage... Colomb ne se gêna pas pour ramener en Espagne cinq cents esclaves Taïnos, qu’on vendit sur le marché aux bons chrétiens espagnols. Au point que la reine Isabelle la Catholique, qui avait subventionné les expéditions de Colomb, s’en émut et interdit ce commerce. Mais, à vrai dire, la reine s’offusquait surtout que Colomb ait vendu ceux qu’elle considérait comme sa propriété personnelle !

Publié dans Déboulonnons, Histoire

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
A noter aussi les milliers (-ions ?) d'autochtones qui sont morts dans les mines d'argent, qui a été la véritable fortune de l'Espagne.
Par contre, on nous a toujours raconté que les chevaux avaient beaucoup impressionné les indiens. Est-ce vrai ?
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Y
Probable, que les chevaux ont impressionné ces indigènes, qui n’en avaient jamais vu. Quel réconfort ! On accepterait d’être réduit en esclavage rien que pour voir des canassons, me souffle Jérôme Garcin.