Sur France 2 : Stéphane Bern en vedette

Publié le par Yves-André Samère

Avant-hier soir, tard, France 2 a diffusé un documentaire sur Stéphane Bern, titré Ma vie est une fête, un tourbillon. Le titre était certes un peu racoleur, ce qui a incité certains critiques à trouver son commentaire « terriblement poussif et ennuyeux ». Compris : tout le monde n’aime pas Bern, il réussit trop bien, comme Ruquier – tout en étant mille fois plus sympathique et cultivé que ce dernier.

De mon côté, un seul détail m’a un peu agacé, mais on le doit au réalisateur, qui a cru bon de garder au montage deux scènes montrant Stéphane au bord des larmes en évoquant la mort de sa mère et celle de la femme qui l’a fait débuter dans le journalisme, Marie-Claire Pauwels, fille de Louis Pauwels et qui avait fondé « Madame Figaro », journal très chic où Bern travaille toujours. Elle est morte d’un cancer en 2011. Détail marrant : elle avait aussi travaillé à « Votre Beauté », magazine dont Mitterrand avait été le directeur en 1945, engagé par Eugène Schueller, ancien financier du mouvement d’extrême droite La Cagoule, et père de Liliane Bettencourt !

Sur France Inter où il est entré en septembre 1999, Bern a battu un record de durée comme animateur d’une émission populaire à une heure de grande écoute, Le Fou du Roi : il y est resté dix ans et quatre mois. Jean-Luc Hees, ancien PDG de Radio France mais auparavant directeur des programmes de France Inter (ayant eu le culot, en outre, de garder une émission personnelle, ce qui ne se fait pas du tout), a joué sur les mots en prétendant avoir nommé Bern à la tête de cette émission, envers et contre tous. En réalité, Stéphane était déjà là depuis six mois, quand il a succédé à Laurence Boccolini, brutalement débarquée : il était alors simple chroniqueur.

Bern a aussi battu un autre record : il a été le seul non-Britannique à être décoré personnellement par la reine d’Angleterre, le 5 juin 2014, à l’ambassade parisienne du royaume ! Her Majesty était venue en France, non pas pour cela, mais pour assister le lendemain aux festivités du soixante-dixième anniversaire du Débarquement en Normandie. Mais idolâtrer les têtes couronnées n’est pas le seul mérite de Stéphane, et je le répète depuis des années : seul homme de radio-télé à savoir écrire et parler le français, il entrera un jour à l’Académie française. Et pas pour y faire une émission !

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