Laissez tomber Joel Dicker !

Publié le par Yves-André Samère

Petite surprise, ce matin sur France Inter : une journaliste, chargée de présenter le roman de Joel Dicker qui doit sortir demain ou après-demain, Le livre des Baltimore, a osé dire que cet écrivain suisse ne brille pas par le style, et que la structure de son livre est celle d’un téléfilm, ce que j’avais déjà observé pour le seul livre de Dan Brown que j’ai lu, Da Vinci code.

Ciel ! Cette dame, si elle travaillait sur Canal Plus, aurait été virée dans l’heure. On ne rit pas des célébrités, Madame, c’est trop grave pour la célébrité en question et pour tous ceux qui l’ont couverte de louanges.

Joel Dicker, dont je ne lirai probablement pas ce nouveau livre, s’est fait connaître avec La vérité sur l’affaire Harry Quebert, qui avait remporté, non seulement le Prix Goncourt des lycéens, sans aucune valeur, mais surtout le Grand prix du roman de l’Académie française. Et là, je m’étais posé la question qui tue : ils ne savent plus lire, à l’Académie ? On reconnaît instantanément un mauvais écrivain quand on le voit utiliser toutes les cinq pages le verbe réaliser dans le sens de comprendre, c’est-à-dire se révéler incapable de distinguer un anglicisme d’un mot français (hélas, j’ai aussi déniché cette faute en plein milieu du Samarcande d’Amin Maalouf, un auteur bien plus respectable). Le genre de faute qu’on remarque souvent, mais essentiellement dans les traductions, quand le traducteur est un cancre achevé. Or, dans le cas présent, pas de traduction, puisque Dicker écrit directement en français.

Donc vous voilà prévenus : ne gaspillez pas votre argent, sous l’influence de la pub qui s’est déjà répandue en parlant de chef-d’œuvre, et n’achetez pas ce bouquin. Il existe de bons auteurs, savez-vous ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Patrice 02/10/2015 05:08

Moi, j'ai adoré ce livre. Le style et la structure.
C'est nettement moins hermétique que les gagnants de Goncourt (zzzzzzzz).
Donc, ne vous fiez pas aux critiques qui sont souvent des écrivains ratés.
Bonnes lectures

Yves-André Samère 02/10/2015 08:36

Précisément, je ne me fie à aucun critique ayant pignon sur rue.

Pat 02/10/2015 05:07

Moi, j'ai adoré ce livre. Le style et la structure.
C'est nettement moins hermétique que les gagnants de Goncourt (zzzzzzzz).
Donc, ne vous fiez pas aux critiques qui sont souvent des écrivains ratés.
Bonnes lectures

DOMINIQUE 30/09/2015 19:27

Bourde de ma part : je ne voulais pas minorer le talent de Litell, mais la critique était pareillement dithyrambique. Sincèrement, ce catalogue de l'armée nazie m'a ennuyée et déprimée !

Yves-André Samère 30/09/2015 21:57

Pourquoi se fier à la critique ? Quand on écoute « Le masque et la plume », on comprend que ces gens ignorent ce qu’est le public.

DOMINIQUE 30/09/2015 07:56

Déjà pour le premier livre j'avais entendu que son style n'était pas terrible. Confirmation par cette journaliste dévouée et néanmoins suicidaire. Etant prudente, j'attends toujours quelques mois, si ce n'est quelques années, pour me lancer dans la lecture de livres considérés comme des "chef d'oeuvre" par une chorale de critiques unanimes.
On m'avait prêté les "bienveillantes", révélation mondiale du genre Dicker, commencé à le lire, et me suis ennuyée à mourir. Le seul livre recommandé très chaudement par les médias, qui valait vraiment cette publicité, a été un premier roman : "les nouvelles confessions" de William Boyd. Mais il était recommandé par Bernard Pivot.

Yves-André Samère 30/09/2015 11:38

J’ai beaucoup aimé « Les bienveillantes », mais je comprends très bien pourquoi tant de lecteurs l’ont abandonné en route : ce livre, très long, ressemble souvent à un annuaire de l’armée nazie. Malgré ça, j’y ai trouvé bien autre chose, et... Litell écrit beaucoup mieux que Dicker ! Et cela ne ressemble certes pas à un synopsis de feuilleton télévisé.

cacciarella 29/09/2015 15:38

Je suis en train de lire :"Les échelles du Levant" de Amin (et pas Amir) Maalouf , très bon écrivain ,en effet .

Yves-André Samère 29/09/2015 18:35

Merci. J’ai corrigé la faute sur le prénom. Faute impardonnable, car je connais un Amin que j’apprécie beaucoup !