Recul de la culture générale

Publié le par Yves-André Samère

Ce matin sur France Inter, histoire d’illustrer cette nouvelle que l’OMS a dénoncé la viande rouge et la charcuterie comme susceptibles de favoriser le cancer, Patrick Cohen diffuse deux chansons, dont La vache à mille francs, parodie très réussie de La valse à mille temps de Jacques Brel. Cette chanson est assez connue, et son auteur interprète, bien plus encore, puisqu’il a constitué avec Michel Serrault un tandem comique naguère fort populaire (même Sacha Guitry les a employés dans un de ses films), qu’il a écrit et joué de nombreuses pièces dont La cage aux folles, immense succès, et paru dans plusieurs films, dont Poulet au vinaigre, qu’Arte a encore passé la semaine dernière et qui revient régulièrement plusieurs fois par an.

La chanson passée, Cohen demande à ceux qui l’entourent, les JOURNALISTES de la matinale, s’ils ont reconnu l’interprète. Silence de mort, personne n’a identifié la voix.

Il révèle alors qu’il s’agissait de Jean Poiret.

Ce petit incident est révélateur de l’inculture généralisée de ces gens bien parisiens qui, tous, sont des spécialistes de, euh... leur spécialité, ont décroché leurs diplômes dans de grandes écoles, et sont évidemment, de par leur travail, accrochés à l’actualité. Conclusion : la culture générale est absente de l’enseignement supérieur. Du reste, si vous écoutez sur France Inter le magazine hebdomadaire Le masque et la plume, vous constaterez que les distingués critiques professionnels qui s’y expriment se font remarquer par ce petit trait intéressant : les critiques de cinéma ne vont JAMAIS au théâtre, et réciproquement !

Parents qui me lisez par millions, n’envoyez pas vos enfants dans ces fabriques de têtes d’ampoule, ils sont certainement, et de par leur mode de vie, assez incultes comme ça.

Publié dans Culture, Paris

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 28/10/2015 15:46

C'est malin, vous m'avez mis cette chanson dans la tête. "...on gardera le caviar pour les autres jours...".
Il y a bien longtemps que je le savais, ayant fréquenté des têtes d'ampoule professionnellement. Et corrigé leurs écrits. Si on peut parler d'écrits. Disons, leurs gribouillis.

Yves-André Samère 28/10/2015 16:31

En effet, je garderai le caviar pour (beaucoup) plus tard. Avec les huîtres et le foie gras ! Dont j’ai horreur.