Sherlock Holmes immortel

Publié le par Yves-André Samère

J’ai toujours aimé les aventures de Sherlock Holmes, et j’ai lu deux fois l’intégrale des romans et nouvelles dont il est le héros. Il n’est d’ailleurs pas impossible que je me lance un jour dans une troisième lecture.

Au cinéma, le héros détective a été très populaire, et il est apparu sur les écrans dès mai 1900, avec Sherlock Holmes baffled, un court métrage évidemment muet : Sherlock Holmes est cambriolé, mais le cambrioleur a mis les voiles ; Sherlock tente d’ignorer la chose en allumant un cigare et en faisant l’inventaire de ce qui a été dérobé, mais lorsque le voleur réapparaît, il essaie de récupérer le butin, sort un revolver et tire sur l’intrus, qui disparaît de nouveau. Or le sac contenant les objets volés s’évanouit de nouveau et réapparaît dans les mains du voleur, qui s’enfuit par la fenêtre et le laisse déconcerté. Comme on voit, nous sommes très loin de l’esprit de Conan Doyle ! Ce qui compte, c’est qu’au cinéma et à la télévision, à ce jour, on a connu 203 adaptations sur Sherlock Holmes – dont un Sherlock Holmes contre Frankenstein, une production française pas encore sortie, dans laquelle le baron Karl von Frankenstein est joué par un certain Clement von Franckenstein (ce n’est pas une blague, cet acteur existe, est né en 1944 et a joué dans 118 films, dont... Frankenstein junior, de Mel brooks, en 1974 !). Il y eut aussi les films britanniques où Basil Rathbone jouait le personnage, à partir de 1939 avec Le chien des Baskerville. Il l’a interprété quatorze fois, durant sept ans. Mais le meilleur de tous ces films est dû à Billy Wilder, La vie privée de Sherlock Holmes, en 1970 : là, il tombait amoureux d’une belle espionne allemande, que jouait Geneviève Page, et qu’il faisait arrêter au dénouement. Et hier, j’ai vu sa dernière aventure filmée, Mr Holmes, dans laquelle il a pris sa retraite après un échec, et a perdu la mémoire. Mais le film ne sortira qu’en mai.

Malgré tout, l’adaptation que je préfère est Sherlock, due à la BBC, avec Benedict Cumberbatch, qui ne connaît que trois épisodes par an, d’ailleurs très coûteux : le prochain épisode, le dixième, The abominable bride, sortira au Royaume-Uni et aux États-Unis le 1er janvier, et il a coûté trois millions et demi de livres. Ce sera mon prochain téléchargement illégal, avec l’ultime épisode de Downton Abbey le soir de Noël !

Publié dans Curiosités, Cinéma

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