« To die, to sleep »

Publié le par Yves-André Samère

Parce que, cette nuit, nous allons passer à l’heure d’hiver, nous pourrons nous réveiller une heure plus tard demain matin. Eh bien, de cet évènement dont les médias nous bassinent deux fois par an, je pourrais dire ce que Rhett Butler a dit à Scarlett quand il l’a enfin quittée, à la fin d’Autant en emporte le vent, et qui fut édulcoré dans la version doublée en français : “Frankly, my dear, I don’t give a damn!” – ce qui signifie, non pas « Franchement, ma chère, c’est le cadet de mes soucis », mais « Franchement, ma chère, je m’en fous complètement ». Il savait parler aux femmes, ce Rhett.

Dormir une heure de plus ou une heure de moins, cela ne me fait absolument rien, et il m’arrive très souvent, après m’être endormi à minuit, de me lever à quatre ou cinq heures pour lire ou écrire. Passer une nuit blanche m’est très facile, pourvu que ce soit pour faire quelque chose de plus intéressant. Lorsque je travaillais au Fan-Club de Friends, et qu’avec mes amis nous devions mettre au point le journal annuel récapitulant une année entière de la série, je n’ai eu aucun mal à le faire. Et il m’est arrivé, il y a une poussière d’années, d’assister avec quelques copains à la Nuit des Publivores, au Grand Rex. Marrant : ces petites natures se sont tous endormis vers minuit ou une heure du matin, et j’ai été le seul à ingurgiter la totalité du programme. À vrai dire, il eût été dommage de dormir, Chantal Goya était venue chanter son histoire de lapin qui avait tué un chasseur, et elle s’était fait siffler. Il est de ces petites joies, dans la vie, dont on ne doit pas se priver.

Publié dans Curiosités, Paris

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