Les bisbilles entre Churchill et De Gaulle

Publié le par Yves-André Samère

Récemment, j’avais écrit que Churchill et De Gaulle ne pouvaient pas se sentir. Il se trouve qu’un livre récent, De Gaulle vu par les Anglais, de François Malye, confirme la chose : il est rédigé d’après les télégrammes diplomatiques du temps de la guerre et même d’après, et montre que cette antipathie mutuelle, qui n’était pas sans cause, a continué ensuite, y compris durant la présence de Mongénéral à la présidence de la Cinquième République, fondée par lui et surtout pour lui.

Il est vrai que, comme démocrate, on trouvait mieux que De Gaulle. Par exemple, Churchill l’était bel et bien, qui, ayant gagné la Deuxième guerre mondiale, s’est incliné lorsqu’il a été battu aux élections en 1945. Certes, il est revenu au pouvoir en 1951, mais a pris sa retraite quatre ans plus tard. Il est d’ailleurs mort avant De Gaulle, ce qui a mis fin aux hostilités !

En fait, le plus grand homme politique du vingtième siècle, c’est Churchill, pas De Gaulle. Mais les Français ont toujours eu besoin d’un père et homme providentiel : tantôt c’est Napoléon, tantôt c’est Pétain, tantôt c’est De Gaulle. On a oublié d’être adulte, chez nous.

Publié dans Histoire

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Julien 27/11/2015 18:26

"ne pouvaient"

Yves-André Samère 27/11/2015 23:19

Merci. Corrigé à présent.