Préambule à une concertation

Publié le par Yves-André Samère

Mesdames et messieurs les chefs des partis politiques français, en tant que président de la République, je vous ai priés de me rejoindre dans ce cadre habituellement consacré chaque semaine au Conseil des ministres, afin de donner à notre réunion la solennité nécessaire. Vous le pressentez, il ne s’agit pas ici d’une campagne électorale, mais d’un appel à l’union nationale.

Tout d’abord, j’entends préciser, même si c’est évident pour moi, que ce qui nous réunit en cette circonstance, l’amour de la France, est plus fort et plus important que ce qui nous sépare. C’est pourquoi je vous donnerai la parole, sans aucune discrimination, à tous et à tour de rôle, et je m’engage à vous écouter sans jamais vous interrompre, car nous ne sommes pas dans une émission de variétés à la télévision où ce qui importe de créer, c’est le brouhaha et les chamailleries stériles. J’espère que tous, vous serez sereins et attentifs, peut-être même imaginatifs – y compris si cela doit déranger un peu vos habitudes, pardonnez-moi de vous le dire.

Je vous incite par ailleurs, dans tout ce que vous direz, à ne prendre en considération que la recherche des solutions, et non pas la critique des actions passées, imputables aux uns ou aux autres. Vos propos seront notés, et je tiendrai compte de tous vos avis, quoi que vous direz.

Ce qui importe, c’est d’affronter avec efficacité ceux qui ne sont pas VOS adversaires, mais NOS ennemis, et vous saisissez certainement la nuance. Ceux qui veulent semer la dissention au sein du monde civilisé ne sont pas de simples adversaires politiques soucieux de leur réélection. Ce qu’ils veulent, c’est notre disparition. Il y a donc, de notre part, légitime défense, et tous les moyens, même exceptionnels, peuvent et doivent être utilisés.

Mais trève de préambule, je vous donne la parole. Essayez de ne pas dépasser les dix minutes, vous êtes nombreux.

Honneur aux dames, je vous écoute, Madame Le Pen.

Publié dans Utopie

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J
Et sinon, en ce qui concerne mon bureau place Vendôme? D'ailleurs, je vous propose à tous de faire des économies, en fusionnant le ministère de la Justice et celui de l'Intérieur. J'aimerais aussi du napalm, en grande quantité, pour... faire des choses.
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Y
Ces deux ministères, la Justice et l’Intérieur, sont un peu trop distants. Il faudrait prévoir de grands travaux, or Mitterrand n’est plus là. Pour le napalm, nous contacterons Francis Coppola, il doit lui en rester après « Apocalypse now ».