Chômage faible aux États-Unis ?

Publié le par Yves-André Samère

Les États-Unis ont cette réputation de n’avoir qu’un taux de chômage assez faible, comparé au nôtre. Mais retenez vos cris d’admiration, et repoussez votre projet d’aller vous installer dans ce pays, car il existe au moins trois bémols.

Premier bémol : il y a là-bas beaucoup de citoyens qui se trouvent domiciliés... en prison ! C’est simple, ce pays est celui qui possède le taux d’incarcération le plus élevé au monde : en 2012, environ 2,2 millions de personnes y étaient incarcérées, sur 315 millions d’habitants, enfants compris (321 millions en 2015), plus que, réunies, la Chine (environ 1,5 million de détenus) et la Russie (environ 760 000) ! Ou, si vous préférez, 710 prisonniers pour 100 000 habitants – chez nous, 123 ; en Allemagne, 93. Dans ce pays de rêve, trois pour cent des enfants ont un parent en prison. Vingt-trois prisonniers sur cent, dans le monde, sont aux États-Unis (et je ne compte pas ceux de Guantanamo, puisqu’ils sont, euh... pensionnaires à Cuba). Évidemment, aux States, ce sont les Noirs qui remportent la palme d’or de l’incarcération.

Deuxième bémol : la simple peur de perdre son travail fait que les États-Uniens hésitent à revendiquer, donc à faire grève. Ce point contribue beaucoup à la stabilité de l’emploi !

Troisième bémol : beaucoup de véritables chômeurs ne sont pas comptabilisés, parce qu’ils ont honte de se déclarer comme tels. Souvent, s’ils possèdent quelques connaissances dans leur partie, ils choisissent de se dire « consultants », ce qui est beaucoup plus impressionnant sur une carte de visite.

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