Corbeaux

Publié le par Yves-André Samère

Je dis souvent ici tout le mal que je pense de la caste des chroniqueurs et autres commentateurs, surtout politiques mais pas uniquement. Naturellement, je ne vise pas les journalistes en reportage, ceux qui vont sur le terrain, comme on dit, et qui risquent parfois leur vie : ces derniers sont honorables et ne donnent pas dans le blablabla.

Or j’ai trouvé, dans L’ordre libertaire, le livre de Michel Onfray sur Albert Camus, le passage suivant, auquel j’adhère totalement :

« La paresse des journalistes, la fainéantise de ces gens qui créent l’opinion, leur incompétence intellectuelle aussi, contribuent à la fabrication des malentendus. Plutôt que de lire, plume à la main, de tâcher de comprendre ce qui se trouve écrit, d’analyser les thèses d’un livre, les chroniqueurs déversent dans la presse une contre-information qui nourrit la réputation. Or la réputation, c’est la somme des malentendus accumulés sur un nom. On ne lit pas l’œuvre, on lit les commentaires de l’œuvre livrés dans la presse, puis on juge à partir de ce travail de désinformation. »

Publié dans Mœurs, Médias

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Vincent 02/12/2015 13:21

Soumission ...

Yves-André Samère 02/12/2015 13:47

Lecteur de Houellebecq ?