Les linteaux, instruments de mort

Publié le par Yves-André Samère

Si, chez vous, se trouve une porte un peu basse et surmontée d’un linteau (voir ICI au cas où vous ne saurez pas ce que c’est), je vous invite à vous méfier, et à ne pas vous précipiter en passant d’une pièce à une autre, car ces éléments d’architecture sont aussi dangereux qu’une grenade défensive.

En effet, deux rois de France sont morts de cette façon !

D’abord, en 882, le roi carolingien Louis III, qui poursuivait la fille d’un certain Germund, se serait fracassé le crâne contre le linteau d’une porte trop basse. J’espère qu’en représailles, la fille a été mariée ensuite à un barbon du genre Arnolphe.

Ensuite, en 1498, le roi Charles VIII est mort, à vingt-sept ans, après avoir heurté violemment un linteau de porte du château d’Amboise, alors qu’il se hâtait pour aller voir une partie de jeu de paume. Il laissait une veuve illustre, Anne de Bretagne, qui se remaria l’année suivante avec son successeur Louis XII.

(Ça valait le coup de devenir veuve, car cette Anne a donc été DEUX FOIS reine de France – tout comme, au siècle suivant, Henri III a été roi de Pologne puis roi de France. Stéphane Bern vous en parlera sur France 2 le 19 janvier)

Publié dans Curiosités, Histoire, Humour

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

jrouj 31/12/2015 14:56

Ouf !! François et Nicolas ne risquent rien ...

Yves-André Samère 31/12/2015 17:36

Tant pis pour nous.