Croire que Jésus a existé

Publié le par Yves-André Samère

On connaît pas mal d’érudits, connaissant parfaitement les textes dits « sacrés » ainsi que leurs incohérences, mais qui n’en croient pas moins à l’existence de Jésus. Ce n’est pourtant pas sur les travaux des historiens qu’ils s’appuient, et dont je parlerai dans une autre notule, car il y a un point assez compliqué, qui mérite d’être traité un peu plus longuement.

Sur quoi donc ces hommes de bonne foi et d’une grande intelligence fondent-ils leur conviction, que je ne partage d’ailleurs pas ? Sur le raisonnement suivant : si les Évangiles et les Actes des apôtres, qui constituent l’essentiel du Nouveau Testament, n’avaient été que des fabrications à répandre partout, afin de justifier l’existence de la secte des chrétiens (car c’en était une), leurs auteurs y auraient apporté davantage de soin, auraient imaginé des récits plus cohérents, et n’auraient pas rédigé certains détails qui ruinent la vraisemblance de leur histoire. Par exemple, cette anecdote de Jésus conversant avec une femme samaritaine (qui avait « eu cinq maris » et un amant) au bord d’un puits – conversation qui, n’ayant eu aucun témoin, ne pouvait pas être rapportée par Jean (chapitre 4, versets 1 à 42). Ou l’absence de sa mère après sa prétendue résurrection. Ou l’histoire des démons que Jésus aurait extirpés du corps d’un homme possédé, au pays des Géraséniens, pour les envoyer dans ceux d’un troupeau de deux mille cochons, ensuite précipités dans la mer (Marc, chapitre 5, versets 1 à 13) ! Sinon, il faudrait en conclure ceci : ces auteurs auraient prévu longtemps à l’avance que leurs futurs lecteurs ne seraient que des jobards gobant n’importe quelles fadaises.

C’est ainsi que Gerald Messadié, fameux érudit, romancier rendu célèbre par sa trilogie L’homme qui devint Dieu, justifie sa croyance en Jésus, bien qu’il remette en cause à peu près tout dans le texte de la Bible. Mais il est loin dêtre le seul. Il y a aussi Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, qui sont incroyants mais se sont fait une spécialité de décortiquer les textes et d’en publier le résultat, autant par leurs livres qu’à la télévision.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

P
Tout le monde sait que ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve. Toujours est-il que ces "fables" servent et ont servi des desseins "obscurs" (politiques / croisades .....). Des siècles de manipulation(s) et de mensonges (souvent basés sur la peur et l'ignorance) ont créé un climat propice à sa propagation et son acceptation.
Sans parler des hypocrites de la dernière heure (de la leur bien sûr), qui se raccrochent souvent aux branches de la foi .................. "okazou".
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Y
Chez moi, on disait « Il paraît que », ce qui tenait lieu d’ultime argument.