Déboulonnons : Pierre Boulez

Publié le par Yves-André Samère

Aujourd’hui, on en fait des tonnes avec Pierre Boulez, mort hier, tout comme demain on en fera des kilotonnes avec Mitterrand, mort il y a vingt ans. Passons, les imposteurs plaisent toujours, on l’a vu la semaine dernière avec ce film sur un type qui escroquait les patrons en leur soutirant de l’argent par téléphone  – film que je n’ai pas vu et que je ne verrai pas.

Le compositeur Boulez personnifiant la laideur faite musique – ses œuvres sont inécoutables –, France Inter n’allait pas faire fuir ses auditeurs, ce matin, en leur faisant écouter ses compositions. On a donc pallié ce léger inconvénient en invitant des tas de gens qui l’ont connu et sont venus... parler d’eux-mêmes, en racontant des anecdotes où ils figurent, procédé très connu quand on veut se faire mousser, et dans lequel Jack Lang est passé maître.

Dites, franchement, cela vous arrive souvent, lorsque vous prenez votre douche, de siffloter Le marteau sans maître, la seule œuvre de Boulez dont les Français connaissent le titre ? Boulez était apprécié, surtout à l’étranger, comme chef d’orchestre. Pas comme compositeur. Et je trouve assez ridicule que l’État ait construit pour lui, juste à côté du Pompidolium, l’Ircam (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique). Il est vrai que Boulez était un ami du couple Pompidou, cela justifie donc tous les privilèges.

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DOMINIQUE 08/01/2016 07:57

Ecouté sur France-Culture, hier soir, une émission sur Boulez. Ecouté le "marteau" plus un ou deux trucs. Je crois que j'ai pris ma dose pour le restant de mes jours. Ils ont rapporté un propos du "Maître" : "j'ai été l'élève de ??? (oublié le nom, un des créateurs de la musique contemporaine après guerre), mais je suis parti assez rapidement. Comme quand vous prenez l'avion : la passerelle reste à terre quand l'avion décolle".
Hé bé, j'aimerais bien avoir une aussi haute opinion de moi-même.

Yves-André Samère 08/01/2016 08:11

Il me rappelle Mitterrand. Lequel, du reste, n’aimait pas la musique.

DOMINIQUE 07/01/2016 15:43

Un ami, fin connaisseur de Chopin, et qui avait un haut poste dans le domaine de la musique classique, détestait cordialement Boulez, comme pas mal de gens. A part son réel talent de chef d'orchestre, le reste... je ne crois pas qu'il en restera grand chose.
D'ailleurs, il était amusant ce matin de lire entre les lignes pour voir que bon, d'accord, Boulez, mais n'en faisons pas trop, il vaut mieux ne pas trop approfondir le sujet. Car, c'est bien connu "les morts sont de braves types". Ce brave homme exigeait qu'on l'appelât "Maître".

Yves-André Samère 07/01/2016 18:12

Comme je l’ai écrit, France Inter a été très sommaire quant à la diffusion des œuvres du cher « maître », sans quoi, les auditeurs seraient passés sur RTL. Et comme je suis aussi connaisseur de Chopin et des romantiques, je ne pouvais pas apprécier un homme qui les détestait.