Mercredi tragique au « Canard »

Publié le par Yves-André Samère

« Le Canard enchaîné » est victime, comme tous les hebdomadaires, du fait de ses délais d’impression et de parution. En clair, il est imprimé le mardi à partir de midi, et ne paraît que le lendemain matin, si on excepte les ministères et les organes d’information, qui reçoivent le numéro imprimé dès qu’il est disponible : pour cela, les ministères envoient un motard à l’imprimerie le mardi après-midi. Si bien que tout évènement survenu à partir de cet instant ne sera pas traité dans le journal, et ne le sera que la semaine suivante. Et c’est long, une semaine, en ce moment...

À deux reprises au moins, le journal en a pâti : lors de la mort de Pompidou, et lors du suicide de Robert Boulin. Ce dernier évènement surtout lui a nui, car le numéro du lendemain de ce suicide traînait Boulin dans la boue, et les gens du « Canard » ont passé pour des salauds, faute d’avoir consulté Madame Irma avant publication !

C’est moins grave aujourd’hui, car « Le Canard enchaîné » est surtout ridicule. En effet, il écrit dans le numéro de ce matin, en page 2, colonnes 2 et 3, que Christiane Taubira, en désaccord avec le gouvernement, n’est « pas ébranlée au point d’être virée du gouvernement ou d’en claquer la porte » – comme on dit chaque fois que quelqu’un s’en va.

Il faut croire que Madame Taubira en veut au « Canard », puisqu’elle a démissionné du gouvernement ce même matin, à l’heure où paraissait ce journal extra-lucide ! Bien entendu, elle l’a fait exprès, c’est si jouissif de faire prendre en défaut « Le Canard enchaîné ».

Publié dans Actualité, Journaux, Politique

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