« Vous n’êtes pas SANS IGNORER »

Publié le par Yves-André Samère

On penserait qu’un membre important du gouvernement – mais y en a-t-il qui soient négligeables ? – maîtriserait la langue française. Foutaises ! Ils sont comme les autres, au gouvernement. Sinon, ils ne s’exprimeraient ni sur Facebook ni sur Twitter.

Ce matin, la matinale de France Inter, en la personne de Patrick Cohen, recevait notre prodigieux ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, celui-là même dont le Premier ministre Manuel Valls désire secrètement la peau, et le duel va être bien intéressant, à défaut de celui opposant l’année prochaine Alain Juppé à Marine Le Pen, puisque le résultat est connu d’avance. Or, à propos de je ne sais plus trop quoi, Macron, apostrophant le valet en gilet rayé de France Inter, lui a lancé un « Vous n’êtes pas sans ignorer que, etc. ».

Ces dérapages font mes délices. Le genre de faute que je ne faisais plus dès l’âge de dix ans...

Alors, bande de cancres, enfoncez-vous bien dans la tête cette règle très simple : deux négations successives équivalent à une affirmation. Comment, ce n’est pas clair ? Délabyrinthons : si vous n’êtes PAS sans ignorer, cela signifie que vous ignorez. Je suis sûr que même un rappeur pigerait.

Donc, Mini-Macron, retiens bien qu’on DOIT dire « Vous n’êtes pas sans savoir », pour signifier que son interlocuteur sait de quoi on parle. Tu me copieras la règle cent fois. Et n’y reviens plus !

Publié dans Langue française

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D
C'est l'expression qui m'exaspère le plus. Pourquoi tout simplement ne pas dire " vous n'ignorez pas" ? Ou, encore plus simple "vous savez bien que" ?
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Y
Oui, le manque de simplicité entraîne pas mal de bourdes !