Un rédacteur du « Canard » qui sait écrire !

Publié le par Yves-André Samère

Aujourd’hui, honneur à Jean-Luc Porquet. Ce rédacteur du « Canard enchaîné » a pris la succession de Bernard Thomas, mort il y a quelques années, médiocre critique théâtral, qu’on pouvait entendre sur France Inter dans Le masque et la plume, et qui ne s’intéressait qu’aux jambes des actrices – ce qui confirme que, dans cette émission pilotée par Jérôme Garcin, le copinage est le seul critère de recrutement des participants.

Dans « Le Canard » paru ce matin, Porquet rend compte du spectacle donné en ce moment au Théâtre de la Ville, à Paris, Les liaisons dangereuses. Or il relève qu’au bout d’une heure de représentation, le personnage de Valmont utilise l’expression « au final ». J’ai lu Les liaisons dangereuses, et je vous garantis que Choderlos de Laclos s’exprimait en français, et pas en charabia ! À son époque, cette expression absurde et incorrecte n’existait pas.

Porquet a donc relevé cette monstrueuse bourde, scorie due évidemment à l’adaptation (l’original n’était pas une pièce, mais une succession de lettres), et se demande si Laclos avait « déjà les affreux tics de langage du XXIe siècle ». Si vous me lisez, vous savez que je dénonce cette horreur depuis quelques années, et que je me suis appuyé sur l’approbation de Jacqueline de Romilly, laquelle m’avait l’honneur de me répondre.

Soit dit en passant, les autres rédacteurs du « Canard » pratiquent tous ce charabia pénible. André Ribaud, qui pastichait Saint-Simon en écrivant La Cour, doit s’en retourner dans sa tombe.

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