Pour Jean-Louis Debré

Publié le par Yves-André Samère

Au fond, j’aime bien Jean-Louis Debré, qu’on a vu hier au Petit Journal, venu faire un peu de promotion pour son dernier livre, et les malveillants qui voudraient le faire passer pour inintelligent prouvent qu’ils n’ont pas lu ses livres.

Moi, j’ai lu plusieurs de ses romans policiers, dont celui auquel fait allusion « Le Canard enchaîné » dans son dernier numéro, Le curieux. Mais « Le Canard » et tous ceux qui en ont parlé se sont contentés de citer un détail : qu’il s’y trouve un personnage de prostituée nommée Josiane Baladur (avec un seul L). Or ce personnage ne joue quasiment aucun rôle dans l’histoire, et, suicidée très vite, cette femme n’apparaît que dans quatre pages. Fallait-il vraiment en faire tout un plat, sachant que Debré déteste Édouard Balladur ? On ne juge pas un livre et son auteur sur un trait insignifiant à ce point.

Outre cela, ce roman est d’inspiration de gauche, car le personnage principal est un juge d’instruction – ce qu’a été Debré avant d’entrer en politique –, qui enquête sur une affaire gênant l’État, et qu’on fait disparaître à l’épilogue. Je ne crois pas qu’un auteur de droite aurait rendu sympathique un juge de gauche qu’on assassine !

Et puis, Debré, qui est le contraire d’un sectaire, et qui s’est montré rigoureusement honnête durant toute sa présidence du Conseil constitutionnel, a davantage d’esprit que ceux qui le dénigrent, et il flingue à plaisir les gens qui ne lui plaisent pas, comme Bernadette Chirac ou Sarkozy...

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 26/04/2016 18:06

Je ne peux qu'abonder dans votre sens. Il m'a paru, au fil des années, prendre une certaine dimension. Et puis, il rend visite à Chirac, se promène avec lui (ou se promenait ?) pour le sortir un peu des griffes de son cerbère. Malgré ledit cerbère qui le déteste. Rien que pour cela, il a du cran, car ce ne doit pas être facile de s'opposer à elle. Je suis sûre qu'elle peut mordre.

Yves-André Samère 26/04/2016 22:56

Bernadette Chirac, c’est Folcoche et madame Lepic à la fois. Avec un peu de Médée et d’Agrippine la Jeune.

cacciarella 26/04/2016 15:20

Pour moi, un homme à qui Bernadette Chirac déplait est un homme qui me plait ! D'autant qu'il dit que la Bernie est envoutée par Sarko ... Qu'il ne porte pas dans son coeur ; en revanche , que de compliments sur Jospin ! Tout çà me va .

Yves-André Samère 26/04/2016 23:00

Moi aussi ! Cela fait des années que je m’intéresse à ce Debré-là. L’autre, Bernard, me laisse indifférent.