Quand Najat cumulait

Publié le par Yves-André Samère

On a vu comment Jean-Yves Le Drian, puis Emmanuelle Cosse, se sont assis sur la décision présidentielle de ne plus admettre le cumul des mandats, l’un des principes du catéchisme élaboré par Hollande, concrétisé par la loi organique du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats, et qui doit entrer en vigueur en 2017. Mais, en cette matière, ce sont des amateurs. Ils ont en effet été précédés par Najat Vallaud-Belkacem, dont pourtant on a moins parlé.

En février 2014, la belle au sourire carnassier – qui lui permet à la télévision d’esquiver les questions gênantes – a en effet annoncé à la presse qu’elle abandonnait deux mandats : celui de conseillère municipale de Lyon, et de conseillère communautaire du Grand Lyon. Elle ajouta qu’elle faisait ce sacrifice « pour porter plus aisément cette réforme à laquelle [elle croyait] beaucoup et dans la clarté la plus grande ». Donc, Najat devançait l’application de la loi. Héroïque. Mais cette obscure clarté ne dévoilait pas tout. Il faut dire que, jusqu’à cette date, comme cumulatrice, elle se posait un peu là, puisqu’elle atteignait déjà le plafond légal du cumul des indemnités, 2800 euros, lesquels s’ajoutaient à son salaire de ministre.

Or elle s’est bien gardé de préciser que, si elle démissionnait de son mandat de conseillère générale, elle... gardait l’indemnité attachée à cette fonction ! Si bien qu’elle ne perdait rien de ses indemnités. C’était tout de suite un peu moins héroïque.

En septembre 2014, un mal élevé, dans l’émission de Ruquier On n’est pas couché, a eu l’audace de l’attaquer sur ce point. Mais, au lieu d’exiger que l’on fouette le manant, Najat s’est contentée de répondre, avec son grand sourire, que ce serait idiot de démissionner en septembre alors que son mandat se terminait en décembre.

C’est bien vrai, ça, on n’allait pas chipoter pour deux mois payés à ne rien faire.

Publié dans Arnaques, Politique, Absurdités

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :