Staline, assassin de Lénine

Publié le par Yves-André Samère

Lundi, faisant un parallèle entre Lénine et Staline – et je précise que je déteste autant l’un que l’autre, car ils ont été ensemble les fossoyeurs du peuple russe –, j’ai annoncé que je raconterai comment le second a probablement fait assassiner le premier. Je me doute bien qu’aucun membre du Parti Communiste Français n’y croit, mais l’important n’est pas là.

En janvier 1924, Lénine, après une attaque cérébrale survenue l’année précédente, allait très mal. Et, le 21, son état empira fortement, si bien qu’il écrivit un billet, confié à son cuisinier, demandant qu’on alerte Trotsky et tous ceux qu’on pourrait contacter. Et il mourut à 18 h 50. Trotsky ne put être alerté, car il était en convalescence dans le Caucase, mais il était au courant d’un projet de Lénine, une révélation sur les « désordres bureaucratiques » de Staline, qu’il comptait effectuer au Vingtième congrès du PC soviétique, afin de le faire exclure du bureau politique du parti. Or Staline connaissait les intentions de Lénine à son égard, et, dès la mi-décembre, avait interdit les visites des membres dudit Politburo à Lénine. Et, le 20, il avait annoncé à Zinoviev, Kamenev et Boukharine, qu’il était temps de préparer les funérailles de Lénine, dont, un mois avant sa mort, il avait déjà réglé les détails ! On croirait voir Emmanuel Macron préparant les funérailles de François Hollande...

Lénine mort, il n’y eut pas d’autopsie, et ses viscères furent incinérées avant l’embaumement rituel. Or on sut ensuite que Staline avait fait préparer un poison par un complice, ancien pharmacien, Genrikh Yagoda, prétendant sur le moment que Lénine lui-même le lui avait demandé comme moyen de délivrance pour ses souffrances. Plus tard, il raconta au cours d’un dîner que Lénine gardait ce poison à portée de main, et qu’il l’en avait remercié par écrit. Nul n’a jamais vu ce petit mot de remerciement, bien entendu...

Staline se trahit une fois, des années plus tard, lorsque, ivre, il tint au cours d’une soirée des propos révélateurs, déclarant qu’il savait comment Lénine était mort. Or un seul convive n’avait pas bu, le rédacteur en chef des « Izvestia », Ivan Gronski. Le lendemain, dégrisé, inquiet, Staline lui demanda ce qu’il avait raconté, et Gronski prétendit que tout le monde était trop saoul pour y avoir compris quelque chose. Mais Staleine le fit arrêter comme ennemi du peuple et l’envoya au goulag, où Gronski resta seize ans, jusqu’à la mort du tyran. Libéré, il fut réhabilité.

La vérité a été dévoilée en 1953, dans un livre publié à Londres sous un pseudonyme par Nikolaï Kossiakov, The real Stalin, mais nul en Russie ne put le lire !

Publié dans Histoire, Mœurs

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

kotec 22/04/2016 12:32

Vous allez désespérer Billancourt !

Yves-André Samère 22/04/2016 14:12

M’en fiche, j’habite aux Halles !