Anthropocentrisme

Publié le par Yves-André Samère

L’homme est l’être vivant qui possède l’intelligence la plus évoluée, il est souvent doté d’un remarquable sens artistique – sauf s’il est rappeur ou présentateur de télévision –, il a parfois de l’ingéniosité, et une capacité d’invention qui dépasse fréquemment celle des rats et des corbeaux. Quoique pas toujours. Moyennant quoi, il se croit supérieur à tous les autres êtres vivants.

Je ne discute pas cet dernier point, mais je trouve un peu fort que, s’appuyant sur ce trait, il s’attribue sans aucune logique le droit de vie et de mort sur les autres animaux, parfois agrémenté du droit de les torturer.

Ces derniers jours, l’opinion publique a été alertée sur les conditions ignobles qui sont faites aux gallinacés dans certains élevages qui se prétendent industriels. Je passe sur les détails, et n’ai même pas voulu voir les vidéos qui détaillent ces ignominies. Au point que le gouvernement, dont la capacité à ne se préoccuper que de questions insignifiantes – comme la déchéance de nationalité pour les fanatiques suicidaires – dépasse le niveau raisonnable, a décidé de fermer les établissements de mise à mort, coupables de ces délits. Et, tel Gribouille se jetant à la rivière pour échapper à la pluie, de... faire abattre les animaux aimablement hébergés dans ces lieux de rêve. On a parlé de trois cent mille poules sacrifiées. C’est vrai, ça, abrégeons leurs souffrances en les envoyant ad patres. Il y a de quoi se demander en quoi les qualités intellectuelles de l’être humain l’incitent à se croire The king of the world, comme DiCaprio à la proue du « Titanic ». Ça, c’est de l’anthropocentrisme, l’une des formes de bêtise les plus répandues. Et je sens que je vais m’inscrire au fan-club de Brigitte Bardot.

(Ce que je viens d’écrire ne doit pas vous faire penser que j’approuve toutes les idées de BB. Défendre la cause animale, oui, mais pédaler dans la choucroute en criant comme un putois pour chaque construction de mosquée, là, je ne marche plus. Toutes les religions sont de dangereuses lubies, mais je connais davantage de musulmans qu’elle, et je les trouve globalement moins dangereux que la clique à Le Pen. Ou qu’un patron d’abattoir. Les assassins qui défouraillent sur des innocents ne font pas ça parce qu’ils sont musulmans, mais parce qu’ils prennent au sérieux cette idée d’un dieu acharné à punir tout ce qui, selon eux, pourrait lui déplaire, c’est-à-dire n’importe quoi)

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