Comment contourner le pouvoir religieux

Publié le par Yves-André Samère

Il y a quelques jours, à Jaffa, est morte Ronit Elkabetz. Elle avait presque 52 ans, et le cancer l’a emportée. Très bonne actrice israélienne, elle partageait sa carrière entre Israël et la France, car, née au Maroc, elle parlait parfaitement le français. J’ai vu d’elle un certain nombre de films, le dernier étant Gett, mot qui signifie divorce en hébreu, sorti en France sous le titre Le procès de Viviane Amsalem, et dont elle avait écrit le scénario et fait la réalisation avec son frère Shlomi. C’est, filmée dans un lieu unique, l’histoire d’une femme qui n’aime plus son mari (excellemment joué par Simon Abkarian), mais ne peut pas divorcer, car il refuse la séparation.

C’est qu’en effet, en Israël, il n’y a pas de mariage civil : les époux sont unis par un rabbin, et seul un tribunal rabbinique peut prononcer un divorce. Bien entendu, pas de mariage homosexuel non plus, c’est une horreur pour le judaïsme. Néanmoins, la Cour suprême israélienne a reconnu aux couples vivant ensemble sans être mariés, hétéros ou homos, le droit au concubinage. Elle a aussi décidé de valider les unions homosexuelles contractés à l’étranger, et imposé que ces mariages soient enregistrés à l’état-civil israélien.

Il s’ensuit que les homos israéliens vont se marier... à Chypre, tout proche, puis reviennent au pays le faire homologuer ! Naturellement, les religieux sont furieux, mais ils n’y peuvent rien, il y a jurisprudence de la Cour suprême.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

J'ai raison. 08/05/2016 17:24

Homologuer? Et pourquoi pas hétérologuer? Désolé. Je retourne bosser.

Yves-André Samère 08/05/2016 17:29

Difficilement accessible ! De votre période rose ?