La soirée des Gérard (sans S)

Publié le par Yves-André Samère

Je n’ai pas, hier soir, regardé sur France 2 le téléfilm consacré à Paul Touvier – je le verrai plus tard –, donc j’ignore s’il a été mentionné que, bien avant la grâce de Pompidou accordée à ce criminel de la Collaboration, Touvier avait été engagé comme secrétaire par... Jacques Brel ! Évidemment, je n’invente rien...

J’ai préféré suivre sur Paris Première la soirée des Gérard (sans S), qui couronnait les pires présentateurs et producteurs de la télévision française. Vous pouvez lire ICI un résumé du palmarès, faute de pouvoir télécharger l’émission, et constater que certains ont été gâtés, notamment Julien Lepers, qui a néanmoins eu l’élégance de venir chercher son prix. Ce qui lui a valu ce commentaire d’un animateur : « Même aux Gérard, il a réussi à s’infiltrer ! ». Arthur, également présent, s’est réjoui de rester l’animateur le plus détesté du pays, et Maïtena Biraben a été nommée trois fois ; son Grand Journal a eu le Gérard de la Catastrophe industrielle.

La blague la plus drôle, à mon avis, a concerné la seule catégorie annoncée par les trois rigolos sur scène, mais supprimée, ont-ils dit : celle du producteur goy (ce mot signifie « non Juif », si vous ne le connaissez pas). Oui, supprimée, car « On n’en a pas trouvé ». Et la seule passée complètement inaperçue a été celle de Jérôme de Verdière, l’un des co-animateurs, qui présente aussi sur Paris Première, chaque semaine et depuis le théâtre Daunou, une émission avec des humoristes : il a eu un commentaire mi-figue mi-raisin sur ces « chansonniers » d’un autre âge (Bernard Mabille, les deux Mailhot, et... Didier Porte). J’ai ri sous cape.

À titre personnel et comme la futilité est ma seconde nature, j’ajoute cette remarque que nul autre ne fera : la soirée était transmise en direct depuis le petit théâtre nommé plus haut et proche de l’Opéra. J’y étais il y a quelques mois, et je me souviens qu’on n’avait pas voulu me vendre une place au premier rang d’orchestre. Prétexte avancé : au premier rang, on est assis trop bas, et on ne voit pas les pieds des acteurs ! Cette raison loufoque ne m’avait pas empêché de m’y asseoir sans prendre l’avis de personne, et d’être le seul spectateur à le faire. Eh bien, hier soir, ce premier rang était entièrement occupé par le public. Le prétexte était donc à géométrie variable.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

cacciarella 02/06/2016 16:44

J'ai adoré les énoncés des parpaings ! Ces trois personnages ont beaucoup de talent . Sauf qu'il me semble qu'ils était quatre, un grand je crois .

Yves-André Samère 02/06/2016 17:56

Oui, Arnaud Demanche est parti en 2013. Il avait été chroniqueur, quelque temps, dans l’émission d’Isabelle Giordano sur France Inter, Les Affranchis. J’ai vu un de ses trois courts métrages, et il avait créé un blog parodique signé Jacques Chirac. C’était, à mon avis, le plus talentueux des trois. Il fait de la scène, à présent. Le revoir ici : https://vimeo.com/35207630