GOT : fin de la saison 6

Publié le par Yves-André Samère

Le dernier épisode, diffusé hier soir, de la saison 6 de Game of thrones aura « choqué », comme on dit en un temps où tout le monde est chocable (ou « choquable » ?), pas mal de téléspectateurs. En effet, il comportait la mort par suicide du personnage le plus jeune et l’un des plus avenants de ce feuilleton, dont les auteurs s’acharnent à faire disparaître tous ceux qui pourraient rendre cette histoire un peu touchante.

Je précise que je prévoyais cette mort, car elle avait été annoncée il y a plusieurs semaines sur le site de Numérama. Visiblement, il y a des fuites, chez les scénaristes !

En tout cas, ce truc de scénario est une belle boulette, et il y a un précédent célèbre, dont on aurait pu et dû se souvenir. En 1936, Alfred Hitchcock tournait à Londres un film, Sabotage, dans lequel se trouvait l’épisode suivant : un terroriste avait fabriqué une bombe qu’un de ses complices devait poser en plein centre de la ville, et il avait chargé le frère de sa femme, un enfant (en réalité, le jeune acteur avait dix-sept ans), d’aller livrer à un complice le paquet dont le garçon ignorait le contenu, évidemment. Or le garçon flanait en route à cause du spectacle de la rue, et la bombe explosait avant d’arriver à bon port. L’enfant était donc tué. Toute sa vie, Hitchcock a regretté d’avoir faire mourir un enfant dans un de ses films, et n’a jamais récidivé, il l’a confié à François Truffaut.

Or, cette fois, on ne pourra pas faire le coup du personnage qu’on ressuscite, comme avec Jon Snow au début de la même saison, puisque le corps du jeune mort a été incinéré.

Décidément, c’est la saison des décisions regrettables et impossibles à rattraper.

Publié dans Curiosités, Télévision

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Julien 29/06/2016 15:30

Mais elle est bien cette série ?

Yves-André Samère 29/06/2016 16:45

Ça dépend. Tout le monde trouve ça formidable. Moi, je la trouve racoleuse. Je la mets au même niveau que le football, cette « grande cause nationale ».