On recherche : un père (de la Nation)

Publié le par Yves-André Samère

Ce pauvre François Hollande me fait l’effet d’un rat sur une plaque chauffante, avec sa crainte panique de ne pas pouvoir se représenter à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Il vient d’accepter de participer aux primaires de la gauche en janvier 2017, humiliante éliminatoire qui le mettra au médiocre niveau de tout candidat (éventuel) de gauche, avec la certitude de se faire renvoyer dans les cordes par le premier concurrent venu – probablement Mélenchon, qui remonte dans les sondages.

Auparavant, et pour se concilier ce qui reste des gaullistes (cette malheureuse Michèle Alliot-Marie vient de sortir du purgatoire où elle s’est engouffrée après ses exploits tunisiens), il avait multiplié, y compris sur place, à Colombey, les hommages à De Gaulle, et à trois reprises. Mais comme disait à peu près celui-ci, avec sa modestie coutumière, « Tout le monde est, a été ou sera gaulliste ! ». Quand on pense que le seul bon livre de Mitterrand, la référence des socialistes, s’intitulait Le coup d’État permanent et traînait De Gaulle dans la boue...

Cette course pathétique au parrainage saugrenu d’un prédécesseur choisi dans le camp opposé n’est qu’une preuve supplémentaire que les Français, au contraire des Britanniques, ne peuvent pas se sentir exister s’ils n’ont pas un « Père de la Nation » ; on avait vu, avec Pétain. Outre-Manche, le véritable vainqueur de la Deuxième guerre mondiale, Winston Churchill, avait été renvoyé par ses compatriotes à ses chères études. Mais enfin, Hollande en père de la Nation, il aura du mal.

Outre cela, Hollande a décidé, sans qu’on lui demande quoi que ce soit, de rebaptiser le Musée du Quai Branly, en lui ajoutant le nom de Jacques Chirac, qui en a été le promoteur. Ainsi, il caresse dans le dos les gaullistes, et opère un renvoi d’ascenseur à Chirac, qui avait déclaré vouloir  voter pour lui. Ce n’était pas une plaisanterie, Jean-Louis Debré a témoigné que l’ancien président avait bien cette intention.

(Cela dit, comme il avait donné une procuration à Bernadette afin qu’elle vote à sa place, on n’est pas certain, la connaissant, que ce vœu a été respecté, puisqu’elle déteste autant Hollande que son propre mari. Son favori, c’était Sarkozy)

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