Bienheureuse malchance

Publié le par Yves-André Samère

J’aime beaucoup Steven Spielberg, génie précoce et qui a commencé à filmer à l’âge de quinze ans, avec trois courts métrages. En 1964, à dix-huit ans, il se lance dans un long métrage, qui durait deux heures et vingt minutes, Firelight, et fait une première de son film au Phoenix Little Theatre, donc à Phoenix (Arizona) – la ville où débutait Psychose, quoique ce détail n’a rien à voir avec le sujet.

J’ignore s’il a intéressé les spectateurs, mais la suite tourne mal. Spielberg, désireux de trouver un engagement, confie deux bobines de son film, soit vingt minutes, à un producteur, afin de montrer ce qu’il sait faire. Hélas, une semaine plus tard, la maison de production où travaillait cet individu fait banqueroute, et ledit producteur disparaît... avec les deux bobines du film ! Aujourd’hui encore, on ignore où elles sont passées, et Spielberg n’est plus en possession que d’un film incomplet, qui ne sera jamais plus exploité.

Mais à toute chose malheur est bon : il s’agissait d’un film de soucoupes volantes. Et, en 1977, devenu célèbre deux ans auparavant avec Les dents de la mer, Tonton Steven refait un autre film sur le même sujet, Rencontres du troisième type, et c’est alors un triomphe mondial – et mérité, dirai-je ; au point qu’il y en a eu trois versions. Il s’était même payé le luxe d’engager François Truffaut pour en être l’une des deux vedettes !

En somme, c’est comme avec le vélo ou le cheval : si on tombe, il faut remonter tout de suite.

(Et j’ai réussi à caser une remarque philosophique à propos de soucoupes volantes. Vous croyez que je devrais montrer mes petits écrits à un éditeur ?)

Publié dans Curiosités, Cinéma, Histoire

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