En hausse : le prix du plagiat

Publié le par Yves-André Samère

On se doutait bien que les Grands-Bretons étaient devenus fous, avec leur sortie absurde de l’Union européenne. Mais voilà qu’ils viennent de poser une brique de plus à ce monument de stupidité. En effet, ils ont récemment modifié leur législation concernant les droits d’auteur.

Jusqu’ici, violer le droit d’auteur chez la Queen était puni de deux ans de prison (chez nous, c’est trois ans). Mais le Parlement britannique s’est laissé persuader par les défenseurs – sûrement très désintéressés – des ayants droit. Les arguments de ces dernier ont dû être vachement convaincants, car ces honnêtes parlementaires ont multiplié la durée de la peine prévue... par cinq !

Et donc, si vous plagiez un auteur, au Royaume-Uni, vous risquez désormais dix ans de taule – pour un simple meurtre, la loi est plus indulgente. On espère que Calixthe Beyala (qui a plagié Fantasia chez les ploucs, de Charles Williams), Patrick Poivre d’Arvor (qui a plagié une biographie d’Hemingway rédigée par Peter Griffin), Marie Darrieussecq (qui a plagié Philippe, roman de Camille Laurens), Alain Minc (qui a plagié Spinoza, le masque de la sagesse, de Patrick Rödel), Joseph Macé-Scaron, éditorialiste à « Marianne » (qui a plagié Bill Bryson et son American rigolos), Rama Yade (qui a plagié... une quinzaine d’auteurs afin de mieux enrichir son Plaidoyer pour une instruction publique), Gilles Bernheim, grand rabbin de France (qui a plagié Jean-François Lyotard pour écrire Quarante méditations juives), et naturellement Thierry Ardisson et Jacques Attali, n’iront pas s’installer en Angleterre. On risquerait de ne plus les voir chez nous à la télé ! Et ça, ce serait grand dommage.

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