Autocritique

Publié le par Yves-André Samère

Je ne crains pas l’autodérision. Par exemple, à l’occasion d’une interview que devait publier un magazine en couleurs distribué dans toute la France, je m’étais rendu à la séance de photo avec une chaussette rouge et une chaussette verte, l’un de mes lecteurs et amis doit s’en souvenir. Hélas, la photo publiée ne montrait pas mes pieds... (Ne cherchez pas, ce magazine a cessé d’exister)

Par conséquent, je n’ai pas peur de me ridiculiser en écrivant ici le contraire de ce que j’affirmais il y a quelques jours à propos des croyants et des sceptiques. Je disais alors qu’il est impossible de prouver que quelque chose n’existe pas. Or il m’est arrivé de faire le contraire, et je pense y avoir déjà fait allusion sans entrer dans les détails.

C’était à propos de Sherlock Holmes. Ayant déjà lu l’intégrale des nouvelles et romans mettant en scène ce mythique personnage, j’avais appris ensuite que nulle part il ne prononçait l’expression célèbre qu’on lui attribue souvent, mais à tort, « Élémentaire, mon cher Watson ». J’ai donc relu cette intégrale sans omettre le moindre paragraphe, et constaté qu’en effet, Sherlock ne disait jamais cela. Il s’ensuit qu’en se donnant un peu de mal, on peut prouver que quelque chose n’existe pas !

Je précise, par pure honnêteté intellectuelle, que la fameuse expression a bel et bien été utilisée par un Conan Doyle, mais ce n’était pas par Sir Arthur : c’est son fils Adrian, qui écrivait aussi, et l’a utilisée une seule fois dans une nouvelle à la manière de son père. Il en a publié douze, dont onze écrites en collaboration avec John Dickson Carr. Il me semble que ce texte est paru en 1952 dans le magazine « Collier’s ». Mais là, je ne peux rien prouver, puisque ce magazine a disparu aussi totalement que les convictions de gauche de François Hollande !

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