Banc d’essai : Hollande contre Sarkozy

Publié le par Yves-André Samère

Puisque François Hollande va bientôt nous quitter, repêchons-le charitablement – quoique homéopathiquement. Et pour cela, quoi de mieux que de le comparer à Sarkozy ?

Certes, tous les deux sont des menteurs et des incapables, mais il y a des degrés jusque dans ces domaines. Ainsi, Hollande a menti à ses maîtresses successives, mais il n’est pas certain qu’il ait menti aux citoyens dans ses promesses électorales de campagne. Simplement, il a eu les yeux plus gros que le ventre, et, n’ayant jamais été ministre, il a pu croire que diriger la France serait aussi simple que diriger la Corrèze ou le Parti Socialiste. Ah, si les Français avaient pu se montrer aussi accommodants que des électeurs socialistes corréziens ! Sarkozy, lui, ment en permanence et sur tous les sujets. Vous vous souvenez de son bobard, lorsqu’il a prétendu avoir libéré la Libye de son dictateur Kadhafi ? Ou que sa femme de l’époque, Cecilia, avait fait libérer les infirmières bulgares que le même Kadhafi avait condamnées à mort sous le prétexte qu’elles avaient refilé le sida à des gosses ? Et lorsqu’il avait raconté qu’il était présent à Berlin le jour de la démolition (pas la « chute » !) du fameux Mur ? En fait, il n’était arrivé que le lendemain, quand tout était fini... Et sa promesse de se recueillir quelque temps dans un monastère après son élection à la Présidence ? En fait, le monastère s’était transformé en yacht de Bolloré, au large de Malte.

Je ne reconnais à Sarkozy qu’un seul trait qui le place au-dessus de son successeur : lui, au moins, ne s’est jamais conduit comme un mufle avec les femmes ! Pas du genre à se débarrasser d’une conjointe via un communiqué à une agence de journalistes. D’ailleurs, ce sont elles qui le larguent. Cela mis à part, un authentique malade mental, vantard, faisant le clown en public, changeant de discours au gré des sondages (payés par l’État, donc par nous), c’était et reste quelqu’un sur qui on ne peut pas compter. Et surtout pas pour diriger un pays. Une sorte de Trump, en somme, et guère mieux éduqué.

On ne peut en revanche reprocher son inculture à Sarkozy, car Hollande, sur ce point, est son frère jumeau. Les deux ne lisent pas, ne vont pas au théâtre sinon pour voir des pitreries, ignorent tout de la musique, ne vont pas au cinéma, ils n’aiment et ne connaissent que la politique dans ce qu’elle a de plus bas : les manœuvres. De tous les présidents de la Cinquième République, ce sont les plus incultes et les moins compétents.

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

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