Crétinisme judiciaire

Publié le par Yves-André Samère

Tous les cinglés ne sont pas enfermés, tous les salauds ne vont pas en prison, tous les arriérés politiques ne sont pas battus aux élections, tous les juges n’ont pas le minimum de bon sens pour décider du sort des autres.

Voici de quelle façon le tribunal d’application des peines a justifié son refus de libérer Jacqueline Sauvage : « L’importante médiatisation de son affaire rend difficile une authentique démarche de réflexion de Mme Sauvage, qui est encouragée à se cantonner dans un positionnement exclusif de victime, sans remettre en question son fonctionnement psychique personnel et sans s’interroger sur sa part de responsabilité dans le fonctionnement pathologique de son couple ».

Cette expression, encouragée à se cantonner dans un positionnement exclusif de victime, vraiment, j’adore. Les juges ne sont-ils pas, eux, encouragés à se cantonner dans un positionnement exclusif de crétins ? Et, traduit en français, ce charabia signifie : cette femme a eu des tas de défenseurs, de tous bords politiques, la vox populi s’est exprimée en sa faveur (436 000 signataires de la pétition), DONC elle doit rester en prison, et Hollande, qui l’avait graciée (partiellement, sic) a bonne mine.

Par conséquent, mesdames, veuillez noter que, si jamais vous avez de bonnes raisons de tuer votre mari – mais, dans un ménage, on a toujours de bonnes raisons de vouloir expédier son conjoint –, faites savoir aux gens qui vous soutiennent que mieux vaudrait vous accabler, car cela plaira davantage à la Justice.

Ah oui, j’oubliais : si elle avait été libérée, on projetait de lui faire porter un bracelet électronique pour ne jamais la perdre de vue. C’est évident. Faute de ce gadget, elle risquait de récidiver ! Qui sait si elle n’avait pas quelque part un autre mari caché, comme certains ont des filles cachées ?

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Comme si les juges se préoccupaient de la psychologie des condamnés, et de leur devenir en ce domaine. Quand on sait le nombre de condamnés qui devraient être dans un asile psychiatrique et non pas en prison...
Cette décision est décidément grotesque. Ah oui, il a été avancé aussi que l'hébergement de Mme Sauvage par une de ses filles était rejeté, parce que sa maison était trop près (quelques kilomètres) du lieu du drame, vu la fragilité de la personne.
On atteint des sommets.
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Y
Dire que des pauvres gens risquent leur vie pour venir en France !