Dans la peau de Belphégor

Publié le par Yves-André Samère

Je rentre du Louvre, où je suis allé prendre ma carte annuelle d’abonné. Pour commencer, une escroquerie : hier, j’ai consulté les tarifs sur Internet, et trouvé ceci, à la lettre près : « Abonnement valable un an de date à date : - Tarif plein 30 € - Tarif réduit 25 € (collectivités, adhérents carte [L] du Louvre-Lens, adhérents renouvelant leur abonnement dans les deux mois qui suivent son expiration) ». Donc, on n’aurait dû me réclamer que 30 euros... mais on me fait payer 80 euros. La préposée me soutient mordicus que ce tarif est mentionné sur leur site, mais non, j’ai vérifié a posteriori, il ne figure nulle part de façon évidente. Il faut fouiller dans les entrailles d’Internet pour trouver la « bonne » page, mais, en attendant, on se fait avoir. Passons. L’argent, je m’en fiche, et ma tante Liliane veille à tout.

Avant cela, il m’a fallu dénicher où se cachait le bureau de vente des cartes. J’ai arpenté en long, en large et en travers la galerie commerciale, où logiquement ce bureau aurait dû se trouver, puisqu’on y vend quelque chose. Ben non. Je vous explique : ladite galerie doit bien compter une centaine de boutiques qui vendent tout et n’importe quoi. Or, non seulement TOUS les clients sont asiatiques, mais les boutiques aussi sont tenues par des Asiatiques ! Partout, des jeunes gens et jeunes femmes fleurant bon le cerisier en fleur, le visage lisse et resplendissant comme le Soleil levant, mais pas un, je dis bien pas un, ne sait où se trouve le bureau des Amis du Louvre qui délivre les cartes d’adhésion. À croire qu’ils ne sortent jamais de leur magasin, ou qu’ils se fichent de travailler dans l’enceinte d’un musée.

Plus tard, ayant enfin trouvé mon bonheur après avoir demandé mon chemin à une demi-douzaine d'employés désolés, et muni de ma nouvelle carte, je me mets en tête de revoir une certaine œuvre gréco-romaine qui bénéficie de mon affection privilégiée (mais non, ce n’est pas la Vénus de Milo, dont je me fiche comme du premier éditorial d’Éric Zemmour). Eh bien, elle est introuvable. J’ai arpenté toutes les salles, elle a disparu, et je suppose qu’on l’a vendue au Qatar. Interroger un guide, puisqu’ils sont là pour ça ? Mais non, aucun guide nulle part. Apparemment, ils sont tous partis en Syrie.

Après cela, trouver 1. des toilettes et 2. la sortie, c’est une autre paire de manches. Par un fait du hasard, TOUTES les toilettes des hommes sont inaccessibles, barrées qu’elles sont par un chariot posté là par une femme de ménage. Elles se sont donc collectivement donné le mot pour ne pas partir en Syrie. La seule cabine libre que je trouve après des recherches acharnées... ne ferme pas.

C’est ainsi que se confirme l’évidence : nous sommes en France. Je comprends Belphégor, c’était l’endroit rêvé.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

cerfeuil 22/08/2016 20:40

Je prie chaque jour Dieu, ou le Diable, pour qu'il confie, par sa grande clairvoyance, la gestion de l'Enfer à la France : cela nous laissera un peu de répit pendant les grèves des rôtisseurs ou des gaziers!

Yves-André Samère 22/08/2016 20:43

Vous voilà exaucé : Sarkozy annonce qu’il revient (enfin, il l’espère).