Faire fortune aux États-Unis

Publié le par Yves-André Samère

On a, ce matin, publié le célèbre classement Shanghaï, qui concerne les universités du monde entier. Et, pour la quatorzienne année consécutive, c’est Harvard, aux États-Unis, qui remporte la palme, en étant première sur cinq cents. Suivent Stanford et Berkeley, toujours aux États-Unis, et Cambridge, en Angleterre, arrive quatrième. Et les Français ? Ils ne sont que... trente-neuvième, avec l’université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris.

Devons-nous faire hara-kiri ? Pas forcément, car il y a un hic : les universités des États-Unis sont payantes, très chères, et les pauvres n’y entrent pas ! Donc ce classement est l’arbre qui cache la forêt. En fait, l’enseignement secondaire, là-bas, est pire que le nôtre, et le tiers des lycéens terminent leurs études sans savoir seulement savoir lire.

En réalité, les jeunes intelligents et assez fortunés pour fréquenter l’université ne s’intéressent qu’à deux domaines : le droit et la finance. Les disciplines scientifiques les laissent froids, et la ville au monde qui compte le plus grand nombre de docteurs en physique est... Séoul, en Corée du Sud !

Avec seulement quatre pour cent de la population mondiale, les États-Unis rassemblent la moitié des avocats de la Terre : ils seraient sept cent cinquante mille, et coûtent très cher à leurs clients, si bien que, là-bas, si vous avez affaire à la justice, vous plaidez coupable pour ne pas avoir à rétribuer un avocat et payer les frais d’un procès. Souvenez-vous d’O.J. Simpson, ex-footballeur, ex-acteur : pour affronter ses deux procès, au pénal et au civil, il y a laissé toute sa fortune ! Et je ris encore au souvenir des rodomontabdes d’Anne Hidalgo, qui avait clamé qu’elle allait faire un procès à cette chaîne de télévision qui avait répandu le bruit que Paris comptait des no-go zones, des quartiers où la police n’entrait pas et où les gangsters régnaient en maîtres. Elle a réfléchi, depuis, sœur Anne, et a compris que cela lui coûterait au minimum un million de dollars, sans aucun espoir de gagner. Depuis, elle n’en parle plus...

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