L’ADN pour les nuls

Publié le par Yves-André Samère

Récemment je vous ai parlé de Christophe Galfard, chroniqueur scientifique entendu chaque matin sur France Inter, à neuf heures moins cinq. Il a cette qualité d’être clair, de s’exprimer en bon français, et de fournir des informations exactes, ce qui n’est pas courant sur la radio qui l’emploie.

Or, hier matin, il a parlé de l’ADN, et il n’a pas craint de bousculer un peu la croyance selon laquelle sa découverte, récompensée en 1962 par un Prix Nobel de médecine et physiologie, était due à Francis Crick, sujet britannique, et à James Watson, états-unien comme son nom, c’est élémentaire, ne l’indique pas. C’est du moins ce qu’on vous apprend à l’école – sauf dans le 9-3, où l’on n’étudie que le rap. Quand on veut être un peu honnête, on précise qu’ils se sont servis d’un article de Maurice Wilkins et de deux de ses collègues, article portant sur la diffraction de rayons X par de l’ADN B.

Mais ce qu’on ne vous révèle jamais, surtout dans les grandes radios, c’est que le plus clair du travail avait été fait avant eux par Rosalind Franklin, morte d’un cancer en 1958, et que le Nobel n’a pas pu couronner, et aussi par Raymond Gosling, qui avait la tare d’être alors simple étudiant, donc indigne de recevoir un prix ! Lui est mort en 2013.

Il avait de la chance, on ne l’avait quand même pas cantonné à servir le café et à faire des photocopies, comme c’est l’habitude un peu partout.

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