L’obséquiosité, vertu journalistique ?

Publié le par Yves-André Samère

L’obséquiosité serait-elle une manie des journalistes français, comme elle l’est en Afrique ? Là-bas, quand la télévision reçoit un ministre ou un président français, on lui donne systématiquement de l’Excellence ! Chez nous, on ne va pas jusque là, mais les titres que la République ne reconnaît pourtant pas sont sans cesse utilisés par les journalistes. On qualifiera ainsi d’Altesse Sérénissime le prince de Monaco, qui n’est après tout que le dernier rejeton d’une famille de pirates ayant vendu son petit royaume à la mafia, italienne d’abord, russe aujourd’hui ; tous les prêtres catholiques seront appelés mon Père, y compris par des journalistes juifs ou musulmans (c’est curieux, les prêtres des autres religions n’ont jamais droit à ces marques de déférence) ; et, ce matin sur France Inter, le pseudo-journaliste Pierre Weill a donné au moins dix fois du Monseigneur à l’archevêque de Marseille. Ces pitres de micro ont-ils peur de se faire gronder s’ils se contentent du simple Monsieur ?

Il est vrai que la République française, théoriquement laïque et soumise à la loi de 1905 qui a séparé l’État de toutes les religions, a fait, de cette bouffonnerie du 15 août – à quoi nul texte religieux ne fait référence –, une fête légale, chômée, payée. De Marie, on ne sait RIEN, ni de sa naissance, ni de sa mort, ni de QUI était le vrai père de son enfant, et son fils lui-même ne la respectait pas : lisez donc de quelle façon il l’envoie promener dans l’épisode des noces de Cana ! (Jean, chapitre 2, verset 4 : « Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi ? », autrement dit, « Nous n’avons rien de commun ». Brasse-Bouillon était plus aimable avec Folcoche)

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