Les gens connus ? Connais pas !

Publié le par Yves-André Samère

Franchement, je trouve extrêmement curieux que des gens qui ont pignon sur rue – puisqu’ils parlent à la radio et à la télévision –, que je ne connais pas, et qui ne me connaissent pas, découvrent que j’existe sur ces pages, et me contactent. Faut-il croire que certaines personnes cherchent leur propre nom dans les moteurs de recherche afin de vérifier qu’on parle d’elles ? (Oui, encore, une fois, « elles », car personne est un nom féminin, vous ne me coincerez pas à ce petit jeu idiot)

Notez pourtant que j’ai fait ça une fois, une recherche sur mon nom, et j’ai découvert que j’étais mort ! Oui, bon, d’accord, j’avais un homonyme...

Naguère, je vous avais parlé de ce triste pitre qui chroniquait sur Canal Plus, dans Le Grand Journal, et qui, durant toute l’année, a une émission quotidienne sur France Inter – donc pas en ce moment, à cause des vacances. Il se prend pour un critique littéraire, mais s’affuble plus souvent d’un nez de clown que des lunettes de l’intellectuel, et se croit à ce point indispensable qu’il termine toutes les présentations de son sommaire, chaque matin à neuf heures moins cinq, par le mot « Évidemment ! », croyant sans doute qu’il est, euh, comment dire ? INCONTOURNABLE, comme il faut dire. Il m’avait envoyé pas moins de quatre messages, dont deux avec son adresse personnelle, pour m’inviter à dialoguer, ce que je me suis bien gardé de faire, car il ne m’intéresse pas.

Et puis, il y a deux ou trois jours, un autre quidam très connu et dont j’avais dit deux mots m’a aussi laissé un commentaire, si long qu’il semblait être un pavé publicitaire, et que je n’ai pas validé. Or ce monsieur, ne trouvant pas son commentaire validé, me l’a renvoyé le lendemain en message privé, dans les mêmes termes exactement. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, le message a connu le même sort que le commentaire.

Il y avait eu aussi ce rédacteur du « Canard », mais lui, que j’avais un peu étrillé parce qu’il bâclait ses articles, je lui ai répondu, car il est estimable, en fin de compte. Il est écrivain de talent, connaît l’arabe – ce qui est rarissime dans son journal –, et porte le nom d’un ancien ministre, cherchez.

Qu’on se le dise : je ne rédige pas ces petits textes pour jouer les hommes-sandwiches, et ces messieurs ont d’autres canaux pour s’exprimer. Moi, je fais surtout de l’humour, de la démystification et de la démythification. J’ai souvent reçu des commentaires envoyés par des associations de harkis, pour avoir simplement écrit le mot harki dans certains de mes textes (toujours l’automatisme des lecteurs qui ne cherchent ici que le reflet de leurs activités). Mais, en dépit de ce que je pense du sort ignoble que De Gaulle leur a fait, la propagande n’a pas sa place ici.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

DOMINIQUE 10/08/2016 12:27

Ah, vous aussi vous êtes mort ? J'ai cherché aussi, en plus j'ai un nom rare, et plof, je suis tombée sur le faire-part de ma mort dans un journal basque. Cela fait bizarre.

Yves-André Samère 10/08/2016 12:35

C’est fou, le nombre de gens qui sont morts. J’ai lu quelque part (sans pouvoir vérifier) que les morts du passé seraient plus nombreux que les vivants du présent. D’où le manque de place dans certains cimetières, et cette histoire du bébé rom qu’un maire de village avait refusé de faire inhumer dans le cimetière de sa commune.