« Reposante », la musique classique ?

Publié le par Yves-André Samère

Entendu sur France Inter une auditrice qui regrettait qu’on n’entende plus guère de musique classique. Elle ne visait guère que les radios, et je constate qu’elle n’a pas cité les salles de cinéma, où règne un insupportable vacarme durant les bandes-annonces, dont le but doit être de délivrer le maximum de décibels, afin de mettre l’eau à la bouche de ces crétins de spectateurs, qui ne supportent rien d’autre.

Je crois avoir répercuté ici l’opinion de Philippe Muray, qui confessait ne plus aller au cinéma, parce que, dans les salles, « on ne peut pas baisser le son », et qui désormais (naguère, puisqu’il est mort) regardait les films chez lui. On le comprend.

Mais la dame dont je parlais plus haut se trompait : elle affirmait que la musique classique avait la vertu d'être « reposante ». Si c’est sa seule raison d’écouter de la musique, je me demande ce qu’elle écoute. Pour vérifier que c’est une idée reçue qui n’a pas beaucoup de fondement, je lui conseillerais d’écouter Beethoven, Liszt, Chopin et Wagner, pour ne citer que quelques noms (pas Debussy, évidemment, producteur de somnifères en gros). Elle constaterait qu’on ne se repose pas beaucoup en entendant les Rapsodies hongroises de Franz Liszt, la Douzième étude de Frédéric Chopin, la Cinquième symphonie de Ludwig van ou la Chevauchée des Walkyries de Wagner. Et je ne dis rien du Concerto pour la main gauche, de Ravel !

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