Secrets d’Histoire : Churchill

Publié le par Yves-André Samère

Vingt-deux minutes de retard sur l’horaire prévu, voilà ce que les téléspectateurs de France 2 auront dû subir hier soir, avant la diffusion de Secrets d’Histoire. Fallait bien laisser à Teddy Riner, mis en vedette au détriment des autres athlètes rentrés de Rio, la possibilité de parader devant les caméras, sous les plates flatteries du présentateur. Je ne supporte plus cette montagne de muscles, support d’une cervelle qui n’est pas aux proportions du reste, et ne rougit pas d’être le faire-valoir des Balkany.

Donc, l’émission présentée par Bern se consacrait à Churchill. Bonne idée, car Sir Winston, au contraire de ce qui a été dit par notre guide hebdomadaire, n’a pas été « l’un des plus grands hommes du vingtième siècle » (et du dix-neuvième, ne l’oublions pas, car il était déjà député en 1900, qui est la dernière année de ce siècle, et non pas la première du vingtième, comme le croient les sots qui ne savent pas compter) : il a été LE plus grand, très loin devant De Gaulle, ce vaniteux prétentieux qui, sans Churchill, n’aurait jamais existé. Les deux hommes se détestaient, d’ailleurs, en raison du fichu caractère et de la mesquinerie du Français – général à titre temporaire pour la durée de la guerre, comme le mentionnait son ultime promotion.

Dans l’ensemble, l’émission a été honnête, mais un détail manquant m’a fait tiquer : à aucun moment, on n’a mentionné l’existence de son frère aîné ! Or, si ce frère n’avait pas existé, Winston aurait été, conformément aux lois anglaises, Duc de Marlborough et propriétaire du domaine de Blenheim, le seul palais d’Angleterre, à quelques kilomètres d’Oxford, qui n’est pas la propriété de la famille royale. Au lieu de cela, frère cadet, il n’a rien eu, et pas même l’affection de son père, qui le méprisait parce qu'il le tenait pour un cancre et un minable. Ah, la légendaire clairvoyance des parents...

Et puis, cette curieuse lacune : de Churchill peintre, on a seulement mentionné qu’il venait peindre sur la Côte d’Azur, oubliant qu’il passait aussi beaucoup de temps à Marrakech pour la même passion. Il y rencontrait Josephine Baker, grande résistante elle aussi... Aujourd’hui, si la Justice ne leur mettait pas des bâtons dans les roues, on y verrait surtout les époux Balkany.

Longtemps, les livres qu’il a écrits n’étaient pas édités en France, on ne trouvait qu’un ouvrage écrit par son fils Randolph et son petit-fils Winston, Victoire dans le désert, consacré à la campagne victorieuse des armées israéliennes. Quant au seul roman, Savrola, écrit par Sir Winston, il n’avait été traduit et publié qu’en Suisse ! Je crains bien d’être l’un des rares Français à l’avoir lu, ce qui me permet de confirmer qu’il écrivait très bien. Lui en doutait, pourtant, ou feignait d’en douter, car, s’étant vu décerner le Prix Nobel de Littérature en 1953, il n’est pas allé chercher, il a envoyé sa femme Clementine le retirer à sa place. Il paraît qu’il était déçu de n’avoir pas eu plutôt le Prix Nobel de la Paix, que certainement il méritait davantage que ce pauvre Obama, lequel n’a gagné aucune guerre, lui.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

cacciarella 26/08/2016 17:06

c'était surtout pour signaler ce qui, pour moi est une découverte,l'importance des résistants polonais
qui ont détruit plus d'appareils allemands que la Royal Air Force . Etonnant non ?

cacciarella 26/08/2016 10:21

Critique du 17/08/2013

Par Emilie Gavoille

Le titre est doublement trompeur. D'abord parce que c'est du destin tragique de la ­Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale, bien davantage que de la trajectoire du Premier ministre britannique, que traite pour l'essentiel ce documentaire-fleuve. Ensuite, parce que s'il en est un, parmi les dirigeants victorieux, qui tire son épingle du jeu diplomatique à l'issue du conflit, c'est bien Staline.

Ces limites posées, le film, adossé aux travaux de l'historien britannique Norman Davies, grand spécialiste de la ­Pologne, n'est pas dénué d'intérêt. Il met en lumière l'importance jouée par la résistance polonaise en exil auprès des Britanniques. « Pendant la bataille d'Angleterre, les pilotes polonais ont détruit plus d'appareils allemands que la Royal Air Force », note l'universitaire d'Oxford. Pourtant, quand on découvre, en 1943, les charniers de la forêt de Katyn, témoignant des massacres commis par l'Armée rouge en ­Pologne, les Alliés se taisent. Objectif : ne pas froisser Staline, devenu un allié ­indispensable pour vaincre Hilter. Scandalisé par ce silence, le général Sikorski, Premier ministre du gouvernement polonais en exil, disparaît mystérieusement à Gibraltar peu de temps après. A l'issue de la conférence de Yalta, en février 1945, les Alliés scellent le sort de la Pologne, ­amputée d'une partie de ses territoires orientaux au profit de l'URSS. — Emilie Gavoille
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La Chaîne parlementaire
dimanche 28 août - 20h30

Yves-André Samère 26/08/2016 10:58

Bien dit, mais c’est complètement hors sujet ! L’émission de France 2 parlait de Churchill, et n’éludait pas grand-chose de sa biographie. Mieux vaudrait lire les deux tomes écrits par William Manchester, publiés en 1983 et 1988.

cacciarella 25/08/2016 19:11

j'ai vu sur LCP une émission, qui m'a beaucoup intéressé , rediffusée ce dimanche intitulé "Churchill , maître du jeu, où l'on démontre que c'est Staline , en fait qui ramasse tout .
Très bonne émission .

Yves-André Samère 25/08/2016 23:51

Pas vu. Mais cette thèse me surprend.