Aspirine dangereux !

Publié le par Yves-André Samère

Dans une notule précédente, j’ai dit quelques mots gentils sur cette « sainte » toute neuve dont le surnom – en deux mots, dont fieffée – qui me vient à l’esprit aurait certainement rimé avec ce que Brassens disait lorsqu’il cherchait une rime à « Pénélope ». Et j’ai mentionné au passage qu’elle ne connaissait pas grand-chose aux médicaments, ce qui tombait bien puisqu’elle ne soignait pas les mourants, elle se contentait de les héberger (et de se faire de la pub sur leur dos).

Or, dit-on, elle se bornait parfois à leur donner de l’aspirine, l’antidouleur le plus connu et le plus consommé au monde. Mais les spécialistes assurent que si ce médicament était aujourd’hui présenté à la commission qui délivre les Autorisations de Mise sur le Marché, les célèbres AMM sans quoi les firmes productrices essuient une perte sanglante sur leurs profits, il serait recalé, en raison de ses effets secondaires.

L’aspirine, inventé en 1899 par la firme Bayer, est en effet commercialisé depuis 1908, et il est censé faire office, entre autres, d’anti-douleur, d’anti-inflammatoire et d’anti-coagulant, c’est-à-dire qu’il prévient la formation de caillots sanguins. On le prescrit aux malades qui viennent de subir une crise cardiaque aigüe. Malheureusement, beaucoup de personnes, le croyant inoffensif, le prennent comme un bonbon à la menthe, à tout bout de champ (rhume, mal de tête, mal de dents), et en quantités excessives. D’autant plus facilement que ce médicament est vendu sans ordonnance.

Or il peut provoquer des ulcères à l’estomac et, puisque c’est un anti-coagulant, des hémorragies. Selon des chercheurs de l’université de Londres, dans une étude menée auprès de cent mille participants et dont les résultats ont été publiés dans les Archives of Internal Medicine, la consommation régulière d’aspirine a entraîné une augmentation de 30 % du risque de saignements internes pouvant mettre en danger la vie du patient. Saignements d’autant plus dangereux qu’ils restent internes, donc inaperçus.

Bref, mieux vaut prendre du paracétamol.

À se demander combien de malades la chère « mère » Teresa a ainsi expédiés prématurément au paradis !

Publié dans Curiosités, Mœurs, Santé, Sciences

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