Pas besoin de terroristes

Publié le par Yves-André Samère

Au journal de midi sur France Inter, on diffuse un sujet à propos d’un incendie qui, naguère à Paris, avait causé plus de dix victimes dans un établissement public. La cause : la seule issue de secours était cadenassée.

Il faut remarquer que les établissements en faute sont très nombreux, que tout le monde le sait, mais que les pouvoirs publics ne font rien pour y remédier. J’ai parlé plusieurs fois du Théâtre Gramont, rue de Gramont, dans le deuxième arrondissement de Paris, parce que Michel Simon y avait créé la pièce de René de Obaldia Du vent dans les branches de sassafras. Ce théâtre avait été transformé ensuite en cinéma, qui actuellement n’existe plus, car, sauf erreur, c’est aujourd’hui une agence de voyages.

Or cette salle de spectacles se trouvait en sous-sol, et, pour en sortir, il n’y avait que deux voies : l’escalier passant devant la caisse, et un autre escalier débouchant directement sur la rue. Là, on accédait à une porte... perpétuellement fermée par une chaîne cadenassée ! En cas d’incendie, on aurait eu le maximum de morts.

Cette situation perdure dans d’autres salles, comme le Théâtre Essaïon – qui jouxte le Café de la Gare –, le Théâtre des Nouveautés (Boulevard Poissonnière), le Théâtre Déjazet, et bien d’autres. Ainsi que de nombreux bars, comme le célèbre Banana Café ou le Zig-Zag, ancien bar espagnol, 32 rue des Carmes, qui a plusieurs caves, et il n’est pas le seul dans le quartier. Ce n’est un mystère pour personne. Mais le commerce avant tout. Là, pour avoir des morts, même pas besoin de terroristes.

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