Fichez la paix à Morandini !

Publié le par Yves-André Samère

Je n’ai jamais rencontré Jean-Marc Morandini, et le seul rapport que j’ai eu avec lui a été cette lettre que je lui avait envoyée, au lendemain d’une de ses émissions sur Télé-Poubelle, la seule que j’ai jamais regardée. J’avais raté un détail d’un reportage qu’il avait diffusé, lui avais demandé une précision, et avais reçu sa réponse par lettre le surlendemain. Lui, au moins, était courtois et obligeant.

Aujourd’hui, tout le monde lui tombe dessus. Pas parce que c’est un mauvais journaliste, surtout intéressé par les ragots concernant des gens connus, ce qu’on sait depuis des années. Mais parce qu’on lui reproche d’avoir dragué des mineurs en leur faisant miroiter un passage dans ses émissions de télévision. Ce qui semble un peu fort, attendu que, d’une part, tout le monde sait que Morandini a le goût des jeunes hommes (et il est loin d’être le seul dans son milieu, je pourrais citer des dizaines de noms), et, d’autre part, que la majorité sexuelle en France a été fixée à quinze ans sous le septennat de Mitterrand, or à cet âge on a quelques notions de ce qu’est l’homosexualité. Les plaignants savaient donc par avance à quoi ils devaient s’attendre, et on peut supposer que se poser en victimes, des mois ou des années après les faits, fleure bon le désir de toucher une petite indemnité rétrospective, quoique tardive.

Bref, Morandini, pour lequel je souligne que je n’ai aucune sympathie, n’a rien fait d’illégal, il n’y a pas matière à poursuites judiciaires, et faire grève pour lui interdire de travailler est parfaitement stupide. Que, sur le plan humain, ce ne soit pas un personnage très intéressant, c’est possible, mais la loi ne punit pas les comportements sexuels, sauf cas de viols. Sinon, Strauss-Kahn n’aurait pas bénéficié d’un non-lieu dans ses affaires lilloises. Qu’on expédie en taule un prêtre catholique qui a violé un enfant à lui confié par une famille naïve, ou l’archevêque qui savait tout et n’a rien fait, c’est justice. Mais qu’on fiche la paix à un homme qui n’a fait que vouloir profiter d’une bonne occasion quand la « victime » a fait le premier pas. Il n’a pas fait plus que les clients des prostituées auxquels on colle une amende pour avoir répondu à une offre de transaction à caractère copulatoire.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

cerfeuil 21/10/2016 14:24

Les histoires de viol sont délicates à appréhender. Ni certains violeurs ni certains violés n'en sont pleinement conscients sur le fait, aussi prendre position sur la véracité d'un viol ou sa négation alors qu'on en est à cent lieues me paraît un peu léger. Je n'aimerais pas du tout être juré aux Assises dans un tel procès. Cela explique peut-être la clémence de la Justice dans les affaires de viol.

Yves-André Samère 21/10/2016 15:00

En fait, elles ne viennent pas souvent devant un tribunal. Et, de toute façon, dans le cas présent, aucun viol. Dire que le pauvre Charles Trenet avait passé un mois en prison sur une simple plainte !

DOMINIQUE 20/10/2016 19:56

Je ne connais pas du tout ce que fait Morandini, mais d'après ce que j'ai pu comprendre, c'est du genre journaleux-poubelle. Mais au moins, il annonce la couleur. On sait ce que l'on achète, en quelque sorte.
Quant aux plaintes pour abus sexuel, j'avoue que ça commence à me courir sur le haricot toutes ces histoires. Surtout les gémissements genre "jamais je ne m'en remettrai". Ben si mon pote, on s'en remet toujours, la cicatrisation ça existe.
Pour ces jeunes gens "agressés" par Morandini, ben il était tellement simple de ne pas accepter certaines demandes, tout simplement. Il n'y a pas eu viol.

Yves-André Samère 21/10/2016 16:01

... Après un passage sur France Inter comme chroniqueuse dans l’émission que pilotait cette pauvre Isabelle Giordano, “Les affranchis” ! Autant dire, un suicide.

DOMINIQUE 21/10/2016 13:56

J'avais complètement oublié Tristane Banon. Il faut dire qu'elle est retournée d'où elle venait : le néant.

Yves-André Samère 21/10/2016 08:40

Rapprocher cette affaire de celle de Tristane Banon, reprochant à DSK une histoire de viol remontant aux calendes grecques.