Paradoxe de l’environnementaliste

Publié le par Yves-André Samère

Beaucoup de gens associent automatiquement deux faits n’ayant aucun rapport entre eux, sinon qu’ils se sont produits en même temps, ou se sont succédé dans un temps très bref. Par exemple, le phénomène de la Lune rousse : on a longtemps pensé que la Lune, lorsqu’elle brillait intensément vers la fin de l’hiver, « brûlait » les cultures. J’ai parlé de ce phénomène il y a pas mal de temps.

Dans le même ordre d’idée, il existe aujourd’hui le paradoxe de l’environnementaliste. Il consiste en la constatation que, quel que soit le critère considéré, nous nous portons de mieux en mieux au fur et à mesure que la biosphère se dégrade. Notre niveau d’éducation, notre espérance de vie, notre richesse s’accroissent en même temps que le nombre d’espèces animales s’effondre, et que leurs habitats sont détruits. Si nous en sommes encore à croire que la lumière de la Lune peut brûler les cultures, on peut en conclure que, d’un point de vue simplement utilitariste, pour augmenter notre bien-être, il suffirait de ne rien protéger du tout, voire de détruire davantage notre environnement : raser les forêts, polluer les océans, construire davantage d’aéroports géants, massacrer les requins et les rhinocéros, fabriquer davantage de pesticides et donner un Prix Nobel au patron de Monsanto. Or, et par ailleurs, nous sommes censés dépendre de la biosphère pour la vie de tous les jours ! C’est donc bien un paradoxe.

On en est là. Si vous avez la solution, prière de me la communiquer, je me fais fort de la revendre à Bill et Melinda Gates.

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