Un Prix Nobel pour quoi ?

Publié le par Yves-André Samère

Annonce, ce matin, que le chercheur français Jean-Pierre Sauvage a obtenu le Prix Nobel de chimie. Enfin, un  tiers du prix, puisqu’il le partage avec Fraser Stoddart, qui est britannique, et Bernard Feringa, qui est néerlandais. Naturellement, tous les journalistes de France se sont rués pour lui poser... des questions idiotes. Du style « Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de cette nouvelle ? », ou encore « Où étiez-vous au moment où on vous l’a annoncée ? ».

Vous remarquerez que pas un n’a osé lui demander pour quelle raison il avait eu son tiers de Prix Nobel ! Normal : s’il avait répondu à la question, pas un n’aurait compris de quoi il parlait.

C’est fou ce qu’on apprend, avec la presse française.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Cyril 07/10/2016 06:46

Dans les extraits diffusés par Quotidien hier, le journaliste de franceinfo était le seul l'avoir interrogé sur son travail. En se plantant royalement, bien entendu.
Le niveau des journalistes français en sciences et mathématiques est affligeant.

Yves-André Samère 07/10/2016 20:29

Oui, j’ai entendu, et ce n’était pas brillant. C’est pourquoi je me suis abstenu de le mentionner. Mais le niveau des journalistes français est affligeant en tout : musique, littérature, cinéma, théâtre, et ainsi de suite.

Il y a tout de même quelques types intéressants et pas journalistes, comme ici : https://www.youtube.com/watch?v=ZOR8RUoFhI8.

Mais à côté de cela, on se souvient de Christine Ockrent affirmant naguère dans son journal télévisé que les douaniers français avaient saisi trois millions de tonnes de cocaïne dans un camion roulant sur une petite route des Alpes, soit 385 fois le poids de la Tour Eiffel. Authentique. La dame n’était bonne en arithmétique qu’au moment de négocier son salaire avec la chaîne qui l’employait.