« Westworld »

Publié le par Yves-André Samère

La politique perturbe les diffusions de séries télévisées : la chaîne OCS, qui appartient à Orange, devait diffuser cette nuit le deuxième épisode de son nouveau feuilleton Westworld, mais, comme le débat entre Hillary Clinton et Donald Trunp est aussi prévu pour cette nuit, la chaîne HBO, qui produit cette série, en a... avancé la diffusion de deux jours, alors que le tournage avait, lui, été retardé d’un an ! Bref, alors même que seul le premier épisode a été vu hier après-midi sur OCS City, j’ai vu les deux premiers épisodes avant ladite diffusion, selon le processus habituel qui fait que les émissions de télévision atterrissent d’abord sur mon disque dur avant d’être vues par le vulgum pecus...

Que dire de cette production ? D’abord, qu’elle est adaptée d’un film ancien de Michael Crichton, portant le même titre et distribué en France sous le titre Mondwest. Des années avant d’imaginer Jurassic park, Crichton mettait en scène un parc d’attraction peuplé de robots très dociles, que les visiteurs pouvaient traiter comme ils le voulaient, jusqu’à les tuer : on les réparait ensuite. Ce parc possédait quatre sections, dont la principale, celle où presque tout se passait, était le monde du Far West. Là, un robot, joué par Yul Brynner, se détraquait et devenait agressif, comme les dinosaures du jurassique, et un visiteur, qu’il avait attaqué, s’efforçait de le descendre, mais, à l’instar de Raspoutine, le robot ressuscitait sans cesse, jusqu’à la scène finale, où son adversaire humain en venait à bout. Le film avait cette qualité de ne durer que quatre-vingt-huit minutes.

Dans le feuilleton dont je parle ici, les choses sont un peu différentes. Il n’y a qu’un seul univers, celui du western, et les visiteurs sont très peu nombreux. Les robots, eux, rebaptisés « hôtes », rappellent ceux vus dans le feuilleton suédois Real humans, en ce sens qu’on leur a insufflé des sentiments humains, et, par erreur, jusqu’à des rêveries ! Pas étonnant, l’auteur est Jonathan Nolan, le frère de Christopher Nolan, et qui avait été le scénariste d’Inception, film fumeux que je déteste pour ses prétentions intellectuelles, au point qu’on ne comprenait rien à l’intrigue, et où, là encore, le rêve avait une énorme importance.

La forme en est donc séduisante (on a eu de très gros moyens – cent millions de dollars pour dix épisodes –, comme pour Game of thrones, qui est une autre production de HBO, et qui a le même compositeur pour sa musique). Les acteurs sont prestigieux, avec Anthony Hopkins, et cette excellente actrice danoise, Sidse Babett Knudsen, qui était le Premier ministre dans Borgen et la partenaire de Fabrice Luchini dans L’hermine.

De tout cela, je ne sais pas encore que penser, mais on verra bien, et vous n’avez pas besoin de moi.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :