Antidouleurs pour IVG

Publié le par Yves-André Samère

Des deux méthodes d’avorter, la médicamenteuse et la chirurgicale, dont j’ai parlé ICI, on nous révèle que la plus simple, puisqu’elle permet d’éviter une hospitalisation, est la première, mais qu’en revanche, elle peut provoquer des réactions douloureuses. Or on prescrit assez peu de médicaments antidouleur pour accompagner l’intervention, et, stupeur, cela se réduit parfois à du Paracétamol !

Ce doit être une blague. Le Paracétamol vaut certes mieux que l’aspirine, qui peut être dangereuse (c’est un anticoagulant), mais il a un effet assez peu énergique. Or les médecins le savent très bien. Ils savent aussi qu’il y a plus puissant, comme antidouleur. Sans aller jusqu’à la morphine, qui est censée traiter les douleurs intenses, il y a le Ixprim (non, rien à voir avec les mathématiques), le Tramadol et le Spasfon.

Le premier, le Ixprim, fabriqué par Sanofi, est noté E2 (bonne efficacité) et R2 (risque modéré). Il est remboursé à 65 %.

Le deuxième, le Tramadol, est un générique, morphinique mineur, fabriqué par huit laboratoires, et il possède les mêmes caractéristiques que le Ixprim. Il est présent dans une dizaine de médicaments.

Le troisième, le Spasfon, est utilisé en gastro-entérologie, il est fabriqué par trois laboratoires, a une faible efficacité, présente un risque mineur, et n’est remboursé qu’à 35 %.

À présent, mesdames, faites votre marché.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

D
Vous savez bien qu'en matière d'avortement, les médecins y vont avec des pincettes, et ne cherchent pas à faciliter la vie des patientes (tu l'as voulu, hein, alors assume). Comme d'ailleurs pour l'accouchement, le fameux "tu accoucheras dans la douleur" qui a soulagé la conscience des médecins pendant des siècles. Ce n'est que depuis une ou deux générations que l'on se penche sur le problème de la douleur (c'est naturel, non, alors pourquoi se casser la tête).
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Y
Et moi, être médecin. Ou alors, médecin légiste : vos patients ne réclament jamais.
D
La douleur n'était pas considérée comme nocive, elle n'était que la manifestation du mal, non la cause. Donc, fallait faire avec !
Depuis la salle d'attente de notre médecin, on entend quelquefois des hurlements de bébés, venant du cabinet du pédiatre... c'est dur à supporter. Alors que ce n'est que la piqure d'un vaccin. Je détesterais être pédiatre.
Y
Ce ne serait pas un peu en contradiction avec le fameux principe cher aux médecins “Primum non nocere” (D’abord, ne pas nuire) ? Mais la douleur, les médecins ne la connaissent pas personnellement, eux. Durant des siècles, on a cru (ou prétendu) que les bébés ne la ressentaient pas, donc on pouvait y aller sans aucune précaution ! Ben voyons.