Fuyez CanalSat !

Publié le par Yves-André Samère

Lorsque je me suis installé à Paris, j’ai découvert que mon appartement ne pourrait pas recevoir la télévision, car il n’existait aucune antenne-rateau sur le toit. En revanche, l’immeuble était câblé par Noos, l’ancêtre de Numéricable, ce qui me permettait d’avoir à la fois Internet et la télé par câble. Je me suis abonné aux deux. Principal inconvénient, les films en version originale, via le câble, offraient des sous-titres en lettres blanches sur fond noir, ce qui est assez désagréable à regarder. Mais je me suis habitué.

Puis les pannes chez Noos se sont multipliées, jusqu’à trois jours de coupure totale (un de mes amis a connu une panne de neuf jours), et, un sale après-midi, la télévision a cessé de fonctionner : méga-panne ! J’ai alors pris ailleurs un abonnement ADSL à Internet, et, sur le conseil de cet ami, me suis abonné à CanalSat, filiale de Canal Plus. Naturellement, j’ai dû faire installer une parabole sur le toit. Cette fois, j’avais des sous-titres sans fond noir, ce qui constituait un progrès. Hélas, assez vite, j’ai été agacé par les coups de téléphone trimestriels de casse-pieds qui s’annonçaient par un « Bonjour, je suis votre conseiller CanalSat ! ». J’avais donc une armée de conseillers, comme un ministre ? En fait de conseillers, uniquement des camelots sous-payés, cherchant à me fourguer des options supplémentaires – et payantes – à mon abonnement. J’avais beau leur dire que je ne leur achèterais jamais rien et que je les priais de ne plus me rappeler, rien n’y faisait : ces malheureux sont de simples employés, le plus souvent logés à l’étranger, Casablanca ou Madagascar, et qui se fichaient de me conseiller autant que moi de leur accorder une prime à la vente. Très vite, je leur raccrochais au nez, mais ils sont habitués.

Outre cela, les escroqueries ont commencer à déferler. Il y a eu ce disque dur que CanalSat me promettait de m’envoyer gratuitement afin que je puisse enregistrer les films de la télé. Le disque dur n’est jamais arrivé. Puis, pour me « remercier de [ma] fidélité [sic] », cette offre récente de deux mois gratuits sur toutes les chaînes de Canal Plus – ne faisant pas partie de l’éventail CanalSat –, qui ne sont jamais venues non plus. Puis, il y a un mois, la disparition de France 3 : je n’avais plus que le son, mais aucune image ! CanalSat avait donc réinventé la radio... Et, récemment, j’ai découvert qu’on m’avait rajouté les quatre chaînes d’OCS (les meilleures, puisqu’elles n’insèrent pas de publicité dans le générique de fin des films, contrairement aux chaînes de cinéma dépendant de Canal Plus), mais sans me le dire, et moyennant finances, bien entendu. Une belle escroquerie, donc, inventée naguère par le Crédit Lyonnais, qui vous abonnait d’office à une assurance payante, sauf si... vous lui écriviez que vous n’en vouliez pas !

Or, justement, une lettre du 9 novembre me rappelait que mon abonnement à CanalSat pouvait prendre fin au 31 décembre, à condition de le résilier avant cette date. On me précisait que je pouvais le faire depuis le site Internet de CanalSat, autre promesse fallacieuse, car il n’existe aucune possibilité de résilier de cette façon : la lettre recommandée avec accusé de réception est indispensable !

Je vais donc envoyer cette lettre dès lundi. Pour comble, on peut avoir mieux et pour beaucoup moins cher grâce à la dernière Freebox de chez Free. Elle s’appelle Revolution, ce qui me rappellera Fidel Castro, que j’aime tant. C’est le bon moment.

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

cacciarella 04/12/2016 11:20

Grâce à mes enfaants qui sont un peu moins idiot que leur père , je suis chez Free depuis 2,3 ans et Revolution depuis peu; très content . Je pense que Niel est moins tordu que la bande de Canal . J'en ai bavé pour me désabonner il y a 3 ans !

Yves-André Samère 04/12/2016 13:56

De toutes façons, aujourd’hui, avec le Canal Plus de Bolloré, il n’y a plus de raisons de s’abonner à cette chaîne. Pour ruiner l’entreprise, il aura été plus rapide que Jean-Marie Messier. Ma lettre recommandée est prête et imprimée, elle partira demain.

DOMINIQUE 04/12/2016 13:40

Mais oui, on a eu aussi un mal de chien à se désabonner de Canal, j'avais oublié car cela remonte à pas mal d'années. Cela s'est terminé exactement comme il a été dit : LRAR.

Yves-André Samère 04/12/2016 12:31

J’ai connu ça avec Noos ! Je me suis même adressé au tribunal d’instance. La directrice de communication de cette boîte (Noos, pas le tribunal) a été jusqu'à m’offrir une prime somptueuse de... trente euros à condition que je ne divulgue pas les termes de cet “accord” bidon... Je l’ai envoyée chez Plumeau, comme disait San-Antonio.

DOMINIQUE 03/12/2016 21:33

Rien ne vaut la bonne vieille lettre recommandée AR. Surtout de nos jours, où plus personne ne fait de courrier papier.
Si vous voulez une confidentialité absolue pour certaines tractations ou autres complots, envoyez des lettres avec un bon vieux timbre !

Yves-André Samère 04/12/2016 08:41

Je ne cherche pas la confidentialité, mais une réponse positive aux instructions que je donne aux fournisseurs.