Comment secourir Fillon ?

Publié le par Yves-André Samère

Au lieu de multiplier les injures (« boules puantes », « calomnies abjectes ») et les menaces de poursuivre en justice quiconque parlerait d’un emploi fictif de sa femme, Fillon aurait un moyen bien simple d’interrompre le raz de marée : produire des témoins fiables – pas des amis politiques – du travail de sa conjointe, et des traces écrites de ce qui a justifié des années d’un salaire astronomique. Sur ce dernier point, Penelope Fillon aurait écrit... deux notes pour « La revue des deux mondes », petit journal qui n’a rien du « New York Times » ou de « Libération », mais n’emploie que... deux personnes, son directeur Michel Crépu et une secrétaire. Pas vraiment une ruche bourdonnante ! Si cette dame y avait travaillé vingt mois, on aurait dû l’y voir, et il resterait des copies de ses écrits... Or le patron lui-même se dit « sidéré » de ne jamais l’y avoir croisée. Soit dit en passant, ce directeur attentif ne signait donc pas les chèques de fin de mois, cinq mille euros, de son employée modèle ?

Il faut rappeler que Fillon en personne n’est pas blanc-bleu : lorsqu’il était Premier ministre, pour se rendre chaque semaine dans son château sarthois, il prenait l’avion – à nos frais –, alors qu’une heure de TGV aurait suffi à faire le même parcours. Là encore, de l’argent public dépensé en vain. Il n’est pas reluisant, notre futur président.

Mais tout ce que je pourrais écrire ne vaudra jamais la chronique de François Morel ce matin : avec sa manière particulière d’exécuter ses cibles en feignant de faire leur éloge, il a tout dit. Ne ratez pas cette pièce d’anthologie !

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :

Gilles 27/01/2017 13:48

Le parlementaire ne peut verser à un seul de ses collaborateurs, plus de la moitié de l'enveloppe prévue au paiement des attachés . Dans le cas Fillon : soit les autres collaborateurs travaillaient pour des prunes, soit ils étaient rémunérés avec d'autres fonds.....

Yves-André Samère 27/01/2017 17:04

Les parlementaires sont censés pouvoir employer jusqu’à cinq collaborateurs à temps partiel, et disposent pour cela de 9561 euros par mois. Or madame Fillon a perçu jusqu’à 6900 euros par mois, ce qui est illégal et ne laissait pas grand-chose aux assistants parlementaires réguliers. Conclusion, l’honnête Fillon a de quoi se faire taper sur les doigts. Hélas, ça n’arrivera pas avant l’élection présidentielle, et s'il est élu, il pourra se retrancher derrière l’immunité qui a si bien servi à Chirac. Moralité : aucune.

DOMINIQUE 27/01/2017 12:03

Parfait ! Il n'y a que lui pour pondre un texte aussi... pervers ?

Yves-André Samère 27/01/2017 16:55

Mais Morel est un génie de la vacherie doucereuse.